JP Morgan a enregistré un bénéfice net de 5,7 milliards de dollars (1,39 dollar par action) au quatrième trimestre 2012, en hausse de 53% grâce à une bonne performance de l'ensemble des divisions et supérieur au consensus de 1,22 dollar par action. À noter que le rétablissement du marché immobilier résidentiel et les incitants publics ont dopé le volume des crédits hypothécaires de 42% en glissement annuel à 511 milliards de dollars, les ménages profitant de la faiblesse des taux pour refinancer leurs prêts. La baisse des taux a également dopé les émissions d'obligations par les entreprises (et donc les commissions des banques) qui ont atteint 992 milliards de dollars au quatrième trimestre 2012 aux États-Unis, en hausse de 42% par rapport aux trois derniers mois de 2011.

JP Morgan Chase a donc pleinement profité de la faiblesse des taux l'année dernière, ce qui lui a permis d'enregistrer un bénéfice net record de 21,3 milliards de dollars malgré le léger repli de ses revenus à 97 milliards de dollars et la perte de plus de 6 milliards de dollars sur des positions en dérivés de crédit prises par un de ses ex traders à Londres, le Français Bruno Iksil, surnommé la baleine de Londres pour les énormes positions qu'il prenait.

Cédric Boitte

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