Problème: ce document n'a jamais été présenté au comité de direction de l'époque, indique L'Echo dans son édition de mercredi. L'auteur du rapport, un banquier d'affaire, indique le quotidien financier sans le nommer, reconnaît que "d'un point de vue stratégique", la participation de Fortis à l'offre sur ABN Amro présentait des avantages. "Mais financièrement, le risque que Fortis prendrait semble être démesurément élevé et ne peut être justifié du point de vue d'une gestion du risque prudent", indiquait-il. "La participation de Fortis à l'offre sur ABN Amro peut même compromettre substantiellement la viabilité financière de Fortis lui-même (en terme de solvabilité, de profitabilité et de croissance durable)", ajoutait-il. Détaillant les risques encourus, l'auteur du rapport évoquait notamment un prix d'achat beaucoup trop élevé mais aussi les risques liés à l'éclatement probable de la bulle du marché hypothécaire américain et la correction boursière qui pourrait en découler. Or, selon L'Echo, "ce document n'aurait jamais été présenté aux autres membres du comité exécutif du feu bancassureur...". L'opération de rachat d'une partie des activités d'ABN Amro avait été bouclée en octobre 2007.

Problème: ce document n'a jamais été présenté au comité de direction de l'époque, indique L'Echo dans son édition de mercredi. L'auteur du rapport, un banquier d'affaire, indique le quotidien financier sans le nommer, reconnaît que "d'un point de vue stratégique", la participation de Fortis à l'offre sur ABN Amro présentait des avantages. "Mais financièrement, le risque que Fortis prendrait semble être démesurément élevé et ne peut être justifié du point de vue d'une gestion du risque prudent", indiquait-il. "La participation de Fortis à l'offre sur ABN Amro peut même compromettre substantiellement la viabilité financière de Fortis lui-même (en terme de solvabilité, de profitabilité et de croissance durable)", ajoutait-il. Détaillant les risques encourus, l'auteur du rapport évoquait notamment un prix d'achat beaucoup trop élevé mais aussi les risques liés à l'éclatement probable de la bulle du marché hypothécaire américain et la correction boursière qui pourrait en découler. Or, selon L'Echo, "ce document n'aurait jamais été présenté aux autres membres du comité exécutif du feu bancassureur...". L'opération de rachat d'une partie des activités d'ABN Amro avait été bouclée en octobre 2007.