Selon les termes de cet accord, l'Etat belge apportera à BNP Paribas 75 pc de Fortis Banque et conservera les 25 pc restants, une répartition identique à celle de l'accord précédent, rejeté par les actionnaires lors de l'assemblée générale extraordinaire du 11 février dernier. "Cette transaction permettra d'assurer le rôle essentiel de Fortis Banque au service de l'économie belge, en l'adossant au groupe BNP Paribas qui réalisera ainsi une opération stratégique de renforcement de son dispositif pan-européen", souligne un communiqué diffusé dans la nuit. Par ailleurs, le texte prévoit également l'acquisition de 25 pc de Fortis Assurance Belgique par Fortis Banque, "ce qui permettra de nouer un partenariat industriel fort dans le domaine de la bancassurance, et de redonner à Fortis holding des perspectives industrielles claires", poursuit le communiqué. Le financement de cette transaction, d'un montant d'1,375 milliard d'euros, sera assuré par BNP Paribas. Dans le même temps, le contrat de distribution entre Fortis Assurance et Fortis Banque est confirmé jusqu'en 2020.

En ce qui concerne le SPV - mis sur pied pour loger les actifs toxiques de Fortis et dont la valeur totale nominale s'élève à 19,5 milliards d'euros - l'exposition maximale de Fortis holding est réduite de 1 milliard d'euros à 760 millions. La part de l'Etat belge dans les fonds propres, avec impact sur la dette publique, passe quant à elle de 2 milliards à 740 millions d'euros, la part de la banque française étant de son côté ramenée de 290 à 200 millions d'euros. "Le solde est assuré par une augmentation de la dette non garantie financée par Fortis Banque", précise encore le communiqué. En contre-partie de la réduction de la participation de l'Etat dans le SPV, les autorités apportent une garantie de couverture de pertes à terminaison sur le portefeuille d'actifs structurés conservés au sein de la banque, cette garantie étant plafonnée à 1,5 milliard d'euros.

Enfin, "les engagements de BNP Paribas en matière d'emploi, de gouvernance et d'établissement chez Fortis Banque d'un ou de plusieurs centres de compétences européens ou mondiaux ont été confirmés et précisés dans une lettre aux autorités belges", conclut le communiqué.

"A nos yeux, cet accord est profitable aux épargnants, aux actionnaires, au personnel et à l'Etat", a déclaré le Premier ministre Herman Van Rompuy au cours d'une conférence de presse. "Nous avons gardé la même répartition entre l'Etat d'un côté et BNP Paribas de l'autre en ce qui concerne Fortis Banque. Nous avons également eu la volonté de renforcer les liens entre la banque et l'assurance et nous avons tenté de diminuer l'intervention en cash de l'Etat dans le SPV", a pour sa part précisé le ministre des Finances, Didier Reynders. Quant à BNP Paribas, Baudouin Prot, son administrateur délégué, a souligné la "constance" de son groupe dans le dossier tout en saluant "les autorités belges qui ont gardé le cap".

"Cet adossement à BNP sera pour Fortis, mais aussi pour l'ensemble de l'économie belge, un moyen d'assurer sa sécurité", a-t-il commenté. Le texte sera enfin défendu par le conseil d'administration de Fortis holding lors de l'assemblée générale des actionnaires qui devrait avoir lieu début avril. "Nous avons désormais un partenariat fort qui nous permet d'être confiant pour l'avenir", a estimé Jozef De Mey, le président du conseil d'administration du holding. L'assemblée générale des actionnaires, qui doit encore se prononcer sur l'accord, devrait avoir lieu le 8 ou le 9 avril, une date qui reste à confirmer.

Selon les termes de cet accord, l'Etat belge apportera à BNP Paribas 75 pc de Fortis Banque et conservera les 25 pc restants, une répartition identique à celle de l'accord précédent, rejeté par les actionnaires lors de l'assemblée générale extraordinaire du 11 février dernier. "Cette transaction permettra d'assurer le rôle essentiel de Fortis Banque au service de l'économie belge, en l'adossant au groupe BNP Paribas qui réalisera ainsi une opération stratégique de renforcement de son dispositif pan-européen", souligne un communiqué diffusé dans la nuit. Par ailleurs, le texte prévoit également l'acquisition de 25 pc de Fortis Assurance Belgique par Fortis Banque, "ce qui permettra de nouer un partenariat industriel fort dans le domaine de la bancassurance, et de redonner à Fortis holding des perspectives industrielles claires", poursuit le communiqué. Le financement de cette transaction, d'un montant d'1,375 milliard d'euros, sera assuré par BNP Paribas. Dans le même temps, le contrat de distribution entre Fortis Assurance et Fortis Banque est confirmé jusqu'en 2020. En ce qui concerne le SPV - mis sur pied pour loger les actifs toxiques de Fortis et dont la valeur totale nominale s'élève à 19,5 milliards d'euros - l'exposition maximale de Fortis holding est réduite de 1 milliard d'euros à 760 millions. La part de l'Etat belge dans les fonds propres, avec impact sur la dette publique, passe quant à elle de 2 milliards à 740 millions d'euros, la part de la banque française étant de son côté ramenée de 290 à 200 millions d'euros. "Le solde est assuré par une augmentation de la dette non garantie financée par Fortis Banque", précise encore le communiqué. En contre-partie de la réduction de la participation de l'Etat dans le SPV, les autorités apportent une garantie de couverture de pertes à terminaison sur le portefeuille d'actifs structurés conservés au sein de la banque, cette garantie étant plafonnée à 1,5 milliard d'euros. Enfin, "les engagements de BNP Paribas en matière d'emploi, de gouvernance et d'établissement chez Fortis Banque d'un ou de plusieurs centres de compétences européens ou mondiaux ont été confirmés et précisés dans une lettre aux autorités belges", conclut le communiqué. "A nos yeux, cet accord est profitable aux épargnants, aux actionnaires, au personnel et à l'Etat", a déclaré le Premier ministre Herman Van Rompuy au cours d'une conférence de presse. "Nous avons gardé la même répartition entre l'Etat d'un côté et BNP Paribas de l'autre en ce qui concerne Fortis Banque. Nous avons également eu la volonté de renforcer les liens entre la banque et l'assurance et nous avons tenté de diminuer l'intervention en cash de l'Etat dans le SPV", a pour sa part précisé le ministre des Finances, Didier Reynders. Quant à BNP Paribas, Baudouin Prot, son administrateur délégué, a souligné la "constance" de son groupe dans le dossier tout en saluant "les autorités belges qui ont gardé le cap". "Cet adossement à BNP sera pour Fortis, mais aussi pour l'ensemble de l'économie belge, un moyen d'assurer sa sécurité", a-t-il commenté. Le texte sera enfin défendu par le conseil d'administration de Fortis holding lors de l'assemblée générale des actionnaires qui devrait avoir lieu début avril. "Nous avons désormais un partenariat fort qui nous permet d'être confiant pour l'avenir", a estimé Jozef De Mey, le président du conseil d'administration du holding. L'assemblée générale des actionnaires, qui doit encore se prononcer sur l'accord, devrait avoir lieu le 8 ou le 9 avril, une date qui reste à confirmer.