Fin de l'année dernière, l'Etat belge est venu à la rescousse de la banque en lui accordant 5,2 milliards d'euros qui auraient dû servir au financement du SPV (special purpose vehicle) destiné à accueillir les crédits structurés de la banque. Ce véhicule devait être mis sur pied dans le cadre de la cession des activités de Fortis Banque à BNP Paribas. L'arrêt de la Cour d'appel du 12 décembre a suspendu l'accord et donc la nécessité de financer le SPV. En principe, Fortis Banque aurait donc dû restituer les 5,2 milliards d'euros à l'Etat belge. Ce qui n'a jusqu'ici pas été le cas. L'Etat perd donc de l'argent sur cette opération puisque les revenus d'intérêts sur ces 5,2 milliards d'euros sont inférieurs au taux que le trésor a consenti pour le financement de ce montant. Pour éviter que le manque à gagner pour l'Etat ne se creuse, le gouvernement a demandé le remboursement de ce montant à Fortis Banque, via la Société Fédérale de Participations et d'Investissements. Mais le 2 avril, Fortis Banque a fait savoir que le remboursement de cette somme aurait un impact trop important sur sa position en liquidités et propose en échange de payer un taux plus élevé sur ces 5,2 milliards. Ainsi, l'Etat belge ne perdrait plus d'argent sur cette opération. Si les actionnaires de Fortis donnent finalement leur feu vert la semaine prochaine à l'accord avec BNP Paribas, le SPV sera néanmoins mis sur pied. Fortis holding en détiendra une part plus importante (44,7%), tandis que BNP Paribas (11,8%) et l'Etat belge (43,5%) en détiendront une part plus faible.

Fin de l'année dernière, l'Etat belge est venu à la rescousse de la banque en lui accordant 5,2 milliards d'euros qui auraient dû servir au financement du SPV (special purpose vehicle) destiné à accueillir les crédits structurés de la banque. Ce véhicule devait être mis sur pied dans le cadre de la cession des activités de Fortis Banque à BNP Paribas. L'arrêt de la Cour d'appel du 12 décembre a suspendu l'accord et donc la nécessité de financer le SPV. En principe, Fortis Banque aurait donc dû restituer les 5,2 milliards d'euros à l'Etat belge. Ce qui n'a jusqu'ici pas été le cas. L'Etat perd donc de l'argent sur cette opération puisque les revenus d'intérêts sur ces 5,2 milliards d'euros sont inférieurs au taux que le trésor a consenti pour le financement de ce montant. Pour éviter que le manque à gagner pour l'Etat ne se creuse, le gouvernement a demandé le remboursement de ce montant à Fortis Banque, via la Société Fédérale de Participations et d'Investissements. Mais le 2 avril, Fortis Banque a fait savoir que le remboursement de cette somme aurait un impact trop important sur sa position en liquidités et propose en échange de payer un taux plus élevé sur ces 5,2 milliards. Ainsi, l'Etat belge ne perdrait plus d'argent sur cette opération. Si les actionnaires de Fortis donnent finalement leur feu vert la semaine prochaine à l'accord avec BNP Paribas, le SPV sera néanmoins mis sur pied. Fortis holding en détiendra une part plus importante (44,7%), tandis que BNP Paribas (11,8%) et l'Etat belge (43,5%) en détiendront une part plus faible.