Il indique par ailleurs que le personnel du réseau et le nombre d'agences seront maintenus. Herman Daems assure que le groupe n'a pas l'intention de réduire le réseau. "Au contraire. On essaie de le redynamiser, d'y insérer de nouvelles technologies, non pour réduire l'emploi, mais pour mieux connaître les clients. Grosso modo, le nombre d'employés devrait rester stable, de même que le nombre d'agences (1.033 agences Fortis et 322 Fintro). Le réseau, c'est la force de la banque", déclare-t-il tout en concédant que dans d'autres activités, il sera nécessaire de "faire bouger les gens".

Il constate par ailleurs que comme la situation de BNP Paribas Fortis se stabilise, "de l'argent revient". Sur les six premiers mois de l'année, les dépôts ont crû de 18 pc, passant de 33,4 à 39,4 milliards. Questionné sur la défense des intérêts belges, Herman Daems répond: "notre objectif n'est pas de recréer une branche locale d'un groupe international, mais une institution qui soit connectée internationalement. (...) Cette dimension internationale reste importante, par notre réseau qui couvre 50 pays, et par le réseau de BNP Paribas qui couvre 85 pays".

Egalement interrogé dans L'Echo sur ce maintien de l'accent belge au sein du groupe, M. Daems indique que le plus important est de posséder en Belgique une institution financière qui puisse travailler à un niveau européen. "Nous avons cette institution. Elle est la plus grande institution de Belgique et doit le rester", déclare-t-il.