Au cours d'une conférence de presse, les responsables de Fortis holding ont toutefois fait part mardi de leur volonté de tourner la page et de faire de Fortis, en cas de vote positif des actionnaires, un véritable groupe d'assurances.

Selon Karel De Boeck, la perte enregistrée par Fortis ne s'est pas aggravée par rapport à ce qui avait été annoncé il y a quelques semaines quand Fortis SA/NV avait fait part d'une perte de 22 milliards d'euros. Cette perte de 22 milliards ne tenait compte que des résultats de la société holding belge et non de son pendant néerlandais. Le total de 28 milliards d'euros tient compte des 2 sociétés faîtières, a-t-il expliqué.

Les 28 milliards d'euros de perte sont essentiellement dus à la vente des activités bancaires, qui a causé une perte colossale de 29,4 milliards d'euros, tandis que la vente des activités d'assurance néerlandaises s'est traduite par un bénéfice de 2 milliards d'euros. S'ajoute également une perte de 0,6 milliard d'euro au niveau du compte général de Fortis, en raison de charges d'intérêts et d'une perte de 295 millions d'euros sur des opérations de change.

Concernant les filiales de Fortis holding, Fortis Insurance Belgium (FIB) a réalisé en 2008 un bénéfice net de 6 millions d'euros, après prise en compte d'une incidence négative, après impôts, de 534 millions d'euros sur le portefeuille de placements. "Ce bénéfice n'est pas énorme mais la plupart de nos pairs ont fait des pertes en 2008", a souligné Karel De Boeck, évoquant en outre des "résultats opérationnels très satisfaisants dans le contexte des turbulences du marché et des incertitudes relatives à Fortis".

Fin 2008, l'encaissement brut total de Fortis Insurance Belgium s'élevait à 6,3 milliards d'euros, en recul de 16% par rapport à 2007. L'encaissement brut de la branche "Vie" a reculé de 22% en 2008, à 4,8 milliards d'euros, en raison de la morosité des marchés financiers, de la concurrence des produits de dépôt à haut rendement des banques mais aussi d'un climat défavorable entourant Fortis. FIB garde toutefois la première place du marché belge dans le segment "Vie individuelle" avec une part de 25,3% en 2008 (-3,7%).

Pour la branche "Non-Vie", le montant des primes brutes émises a progressé de 7%, à 1,5 milliard d'euros.

Pour Fortis Insurance International (FII), le résultat net est en équilibre, après prise en compte d'une incidence négative, nette d'impôts, de 105 millions d'euros sur le portefeuille de placements.

A la fin 2008, les capitaux propres stricto sensu ("core equity") de Fortis s'élevaient à 7,9 milliards d'euros, ce qui est supérieur de 5,4 milliards d'euros par rapport au minimum réglementaire total requis pour les activités d'assurances, ont encore souligné ses dirigeants, évoquant des ratios de solvabilité "excellents" pour les activités d'assurances.

Enfin, Fortis holding dispose d'une réserve de trésorerie de 3,3 milliards d'euros qui, selon Karel De Boeck, pourrait à l'avenir être utilisée de différentes manières et notamment pour réaliser d'éventuelles acquisitions ou effectuer un programme de rachat d'actions. Alors qu'aucun dividende ne sera versé au titre de l'exercice 2008, l'administrateur délégué de Fortis holding n'a pas exclu le versement d'un dividende après la mi-juillet, si toutes les conditions, dont la réalisation de bénéfices, étaient réunies.

A l'issue de la cession des activités bancaires et des activités néerlandaises d'assurance, Fortis employait fin 2008 10.374 personnes équivalents temps plein, dont 5.542 chez FIB, 4.718 chez FII et 114 au département général. Le nombre d'employés au département général descendra toutefois à une cinquantaine dans le courant de cette année.

Au cours d'une conférence de presse, les responsables de Fortis holding ont toutefois fait part mardi de leur volonté de tourner la page et de faire de Fortis, en cas de vote positif des actionnaires, un véritable groupe d'assurances.Selon Karel De Boeck, la perte enregistrée par Fortis ne s'est pas aggravée par rapport à ce qui avait été annoncé il y a quelques semaines quand Fortis SA/NV avait fait part d'une perte de 22 milliards d'euros. Cette perte de 22 milliards ne tenait compte que des résultats de la société holding belge et non de son pendant néerlandais. Le total de 28 milliards d'euros tient compte des 2 sociétés faîtières, a-t-il expliqué.Les 28 milliards d'euros de perte sont essentiellement dus à la vente des activités bancaires, qui a causé une perte colossale de 29,4 milliards d'euros, tandis que la vente des activités d'assurance néerlandaises s'est traduite par un bénéfice de 2 milliards d'euros. S'ajoute également une perte de 0,6 milliard d'euro au niveau du compte général de Fortis, en raison de charges d'intérêts et d'une perte de 295 millions d'euros sur des opérations de change.Concernant les filiales de Fortis holding, Fortis Insurance Belgium (FIB) a réalisé en 2008 un bénéfice net de 6 millions d'euros, après prise en compte d'une incidence négative, après impôts, de 534 millions d'euros sur le portefeuille de placements. "Ce bénéfice n'est pas énorme mais la plupart de nos pairs ont fait des pertes en 2008", a souligné Karel De Boeck, évoquant en outre des "résultats opérationnels très satisfaisants dans le contexte des turbulences du marché et des incertitudes relatives à Fortis".Fin 2008, l'encaissement brut total de Fortis Insurance Belgium s'élevait à 6,3 milliards d'euros, en recul de 16% par rapport à 2007. L'encaissement brut de la branche "Vie" a reculé de 22% en 2008, à 4,8 milliards d'euros, en raison de la morosité des marchés financiers, de la concurrence des produits de dépôt à haut rendement des banques mais aussi d'un climat défavorable entourant Fortis. FIB garde toutefois la première place du marché belge dans le segment "Vie individuelle" avec une part de 25,3% en 2008 (-3,7%).Pour la branche "Non-Vie", le montant des primes brutes émises a progressé de 7%, à 1,5 milliard d'euros. Pour Fortis Insurance International (FII), le résultat net est en équilibre, après prise en compte d'une incidence négative, nette d'impôts, de 105 millions d'euros sur le portefeuille de placements. A la fin 2008, les capitaux propres stricto sensu ("core equity") de Fortis s'élevaient à 7,9 milliards d'euros, ce qui est supérieur de 5,4 milliards d'euros par rapport au minimum réglementaire total requis pour les activités d'assurances, ont encore souligné ses dirigeants, évoquant des ratios de solvabilité "excellents" pour les activités d'assurances. Enfin, Fortis holding dispose d'une réserve de trésorerie de 3,3 milliards d'euros qui, selon Karel De Boeck, pourrait à l'avenir être utilisée de différentes manières et notamment pour réaliser d'éventuelles acquisitions ou effectuer un programme de rachat d'actions. Alors qu'aucun dividende ne sera versé au titre de l'exercice 2008, l'administrateur délégué de Fortis holding n'a pas exclu le versement d'un dividende après la mi-juillet, si toutes les conditions, dont la réalisation de bénéfices, étaient réunies.A l'issue de la cession des activités bancaires et des activités néerlandaises d'assurance, Fortis employait fin 2008 10.374 personnes équivalents temps plein, dont 5.542 chez FIB, 4.718 chez FII et 114 au département général. Le nombre d'employés au département général descendra toutefois à une cinquantaine dans le courant de cette année.