Les actionnaires de Fortis holding réunis en assemblée générale mardi à Gand ont approuvé à 72,99 pc l'adossement de Fortis banque à BNP Paribas, donnant ainsi satisfaction au gouvernement belge et aux syndicats, au grand dam de nombreux actionnaires qui auront longtemps fait souffler un vent de révolte sur l'assemblée générale.

En approuvant la vente de 75 pc de Fortis banque à BNP Paribas ainsi que la vente de 25 pc + 1 action de Fortis Insurance Belgium à Fortis banque, l'assemblée générale de Gand a largement ouvert la porte à un accord qui doit encore être confirmé mercredi à Utrecht (Pays-Bas).

Le ministre des Finances, Didier Reynders, un des artisans de cet accord plusieurs fois remanié au cours des sept derniers mois, a rappelé que ce choix était à ses yeux le seul possible pour éviter de faire peser des charges trop lourdes sur le contribuable et faire courir un risque démesuré à l'Etat.

Cet avis ne sera certainement pas partagé par bon nombre
d'actionnaires partisans du "cavalier seul" (stand alone), d'une Fortis aux seules mains de l'Etat belge, et qui ont quitté la salle avant les votes, galvanisés par l'avocat Mischaël Modrikamen. Le cabinet Modrikamen a par ailleurs confirmé mardi soir à l'agence Belga son intention de ne pas se rendre à l'assemblée générale des actionnaires d'Utrecht. Le cabinet Deminor et l'association Test-Achats, quant à eux, y seront bien présents.

L'assemblée générale, interrompue à plusieurs reprises, s'est déroulée sous les huées et les quolibets de ces actionnaires à l'adresse de la direction de Fortis holding, Jozeph De Mey et Karel De Boeck (président et CEO de Fortis Holding) en tête.

Aux cris de "démission, démission! " ou de "vendus, vendus! ",
certains actionnaires ont même lancé des projectiles vers le directoire de la holding, qui a dû faire appel au service d'ordre.

Se retranchant derrière une décision de référé rendue le matin même et arguant de la valeur des votes des actionnaires inscrits régulièrement, la direction de Fortis holding a fait le gros dos. Elle a rejeté systématiquement les différentes propositions (report de l'assemblée, scission des votes, etc) formulées successivement par les opposants à l'adossement, emmenés par Deminor et le cabinet Modrikamen.

Le vote a finalement été emporté à une très large majorité (72,99 pc), mais après le départ de bon nombre d'opposants, proposé par Me Modrikamen.

Ce dernier, particulièrement en verve tout au long de la journée, a
dénoncé une "mascarade" d'assemblée générale. Il a particulièrement vilipendé l'arrivée récente dans le capital de Fortis de "hedge funds", établis notamment aux îles Caïman, qu'il a qualifiés de "nouveaux amis plus exotiques les uns que les autres" du conseil d'administration de Fortis.

A l'opposé, les syndicats ont fait part à l'issue du vote, de leur
satisfaction de voir enfin la clarté apportée dans ce dossier, tout en
émettant des craintes à l'égard d'éventuelles synergies potentiellement coûteuses en terme d'emplois. Ils ont appelé BNP Paribas et Fortis holding à la concertation sociale.

En début de soirée, les actionnaires restants ont encore approuvé les cinq candidats présentés pour occuper un poste au sein du conseil d'administration de Fortis holding, un vote qui doit lui aussi être confirmé à Utrecht.

L'AG a également refusé de donner décharge à l'ensemble des personnes qui ont occupé un poste au conseil d'administration de Fortis en 2008, et notamment l'ancien président Maurice Lippens, symbole de la chute de Fortis, ainsi que les anciens CEO Jean-Paul Votron et Herman Verwilst.

Les actionnaires de Fortis holding réunis en assemblée générale mardi à Gand ont approuvé à 72,99 pc l'adossement de Fortis banque à BNP Paribas, donnant ainsi satisfaction au gouvernement belge et aux syndicats, au grand dam de nombreux actionnaires qui auront longtemps fait souffler un vent de révolte sur l'assemblée générale.En approuvant la vente de 75 pc de Fortis banque à BNP Paribas ainsi que la vente de 25 pc + 1 action de Fortis Insurance Belgium à Fortis banque, l'assemblée générale de Gand a largement ouvert la porte à un accord qui doit encore être confirmé mercredi à Utrecht (Pays-Bas).Le ministre des Finances, Didier Reynders, un des artisans de cet accord plusieurs fois remanié au cours des sept derniers mois, a rappelé que ce choix était à ses yeux le seul possible pour éviter de faire peser des charges trop lourdes sur le contribuable et faire courir un risque démesuré à l'Etat.Cet avis ne sera certainement pas partagé par bon nombre d'actionnaires partisans du "cavalier seul" (stand alone), d'une Fortis aux seules mains de l'Etat belge, et qui ont quitté la salle avant les votes, galvanisés par l'avocat Mischaël Modrikamen. Le cabinet Modrikamen a par ailleurs confirmé mardi soir à l'agence Belga son intention de ne pas se rendre à l'assemblée générale des actionnaires d'Utrecht. Le cabinet Deminor et l'association Test-Achats, quant à eux, y seront bien présents.L'assemblée générale, interrompue à plusieurs reprises, s'est déroulée sous les huées et les quolibets de ces actionnaires à l'adresse de la direction de Fortis holding, Jozeph De Mey et Karel De Boeck (président et CEO de Fortis Holding) en tête.Aux cris de "démission, démission! " ou de "vendus, vendus! ", certains actionnaires ont même lancé des projectiles vers le directoire de la holding, qui a dû faire appel au service d'ordre.Se retranchant derrière une décision de référé rendue le matin même et arguant de la valeur des votes des actionnaires inscrits régulièrement, la direction de Fortis holding a fait le gros dos. Elle a rejeté systématiquement les différentes propositions (report de l'assemblée, scission des votes, etc) formulées successivement par les opposants à l'adossement, emmenés par Deminor et le cabinet Modrikamen.Le vote a finalement été emporté à une très large majorité (72,99 pc), mais après le départ de bon nombre d'opposants, proposé par Me Modrikamen.Ce dernier, particulièrement en verve tout au long de la journée, a dénoncé une "mascarade" d'assemblée générale. Il a particulièrement vilipendé l'arrivée récente dans le capital de Fortis de "hedge funds", établis notamment aux îles Caïman, qu'il a qualifiés de "nouveaux amis plus exotiques les uns que les autres" du conseil d'administration de Fortis.A l'opposé, les syndicats ont fait part à l'issue du vote, de leur satisfaction de voir enfin la clarté apportée dans ce dossier, tout en émettant des craintes à l'égard d'éventuelles synergies potentiellement coûteuses en terme d'emplois. Ils ont appelé BNP Paribas et Fortis holding à la concertation sociale.En début de soirée, les actionnaires restants ont encore approuvé les cinq candidats présentés pour occuper un poste au sein du conseil d'administration de Fortis holding, un vote qui doit lui aussi être confirmé à Utrecht.L'AG a également refusé de donner décharge à l'ensemble des personnes qui ont occupé un poste au conseil d'administration de Fortis en 2008, et notamment l'ancien président Maurice Lippens, symbole de la chute de Fortis, ainsi que les anciens CEO Jean-Paul Votron et Herman Verwilst.