Les actionnaires ont en outre rejeté la cession des actifs néerlandais, créant un imbroglio qu'il conviendra tant à Fortis qu'à BNP Paribas et à l'Etat belge, voire à l'Etat néerlandais, de dénouer. Les actionnaires, qui avaient appelé à voter trois fois 'non' à l'encontre du démantèlement de Fortis, n'ont finalement exprimé que deux votes négatifs.

Leur refus de la transaction relative à la nationalisation de Fortis Banque a en effet rendu inutile un vote sur la cession de 10 pc des activités belges d'assurances à BNP Paribas puisque la nationalisation de Fortis Banque constituait une condition préalable à cette opération. Si le vote négatif des actionnaires de Fortis entraîne la suspension des transactions qui n'avaient pas été exécutées, il n'en est rien des opérations qui ont déjà été finalisées, comme la cession des actifs néerlandais aux autorités néerlandaises. Pour être remises en cause, ces transactions devront faire l'objet soit d'un nouvel accord entre les parties concernées, soit d'une annulation par un juge statuant "au fond". Il est toutefois assuré que Fortis Banque, qui reste entre les mains de l'Etat, ne tombera pas en faillite demain.

Le déroulement de cette assemblée générale historique a connu un coup de théâtre lorsqu'a été révélée l'intention de Fortis Banque d'exercer un droit de vote en lien avec les 125 millions d'actions de Fortis holding qu'elle possède. Cette annonce, faite par le président intérimaire de Fortis holding Jan-Michiel Hessels, a suscité l'ire d'une grande partie des actionnaires, en tête desquels se trouvaient notamment les associations Deminor, Test-Achats et le cabinet Modrikamen, criant à la manoeuvre illégale. Avec 125 millions d'actions, Fortis Banque représentait en effet 5% du capital de Fortis alors qu'à peine 20% du capital était représenté au cours de l'assemblée générale. Le co-président du collège d'experts désigné par la Cour d'appel, Guy Horsmans, a lui aussi essuyé les foudres d'une partie de l'assemblée quand il a fait savoir qu'il revenait à l'assemblée générale de décider souverainement si Fortis Banque pouvait voter sur base de ses 125 millions d'actions.

S'il a finalement été annoncé aux actionnaires que Fortis Banque renonçait à sa demande, qui n'était par ailleurs pas appuyée par Fortis holding, l'épisode des actions pourrait, selon plusieurs observateurs, être l'élément qui a définitivement fait pencher la balance dans le camp du "non".

Des actionnaires familiaux, indécis jusque là, auraient dans la foulée décidé de voter négativement. L'assemblée générale a également donné l'occasion aux actionnaires de voter pour la nomination d'un nouveau conseil d'administration de Fortis. Si Jozef De Mey, proposé par l'assureur chinois Ping An, Georges Ugeux et Jan Zegering Hadders, proposés par Deminor et l'association VEB, ont été élus, il n'en a pas été de même de Dirk van Daele, dont la candidature a été rejetée par l'assemblée. La candidature du trio élu ce mercredi doit toutefois également être approuvée vendredi à Utrecht par les actionnaires néerlandais, afin d'être pleinement valable.

De leurs côtés, Ludwig Criel, Guy de Selliers de Moranville et Philippe Casier avaient annoncé qu'ils retireraient leur candidature en cas de vote négatif des actionnaires sur les transactions qui leur étaient soumises. Si l'assemblée générale des actionnaires de ce mercredi n'a pas été aussi houleuse que celle du 2 décembre dernier, de nombreux actionnaires ont tout de même fait à nouveau entendre leur voix, souvent de manière virulente.

Parmi les dirigeants les plus visés figure le Néerlandais Jan-Michiel Hessels, qu'un actionnaire a comparé à un Pinocchio dont le nez s'allonge à force de mentir. "Vous agitez le spectre de la faillite. Mais si Fortis tombe en faillite, c'est la prison", a encore affirmé cet actionnaire à l'adresse du président intérimaire de Fortis SA/NV. Le CEO de Fortis holding, Karel De Boeck, taxé notamment d'incompétence, a également été pris à partie à de multiples reprises par les actionnaires.

Les actionnaires ont en outre rejeté la cession des actifs néerlandais, créant un imbroglio qu'il conviendra tant à Fortis qu'à BNP Paribas et à l'Etat belge, voire à l'Etat néerlandais, de dénouer. Les actionnaires, qui avaient appelé à voter trois fois 'non' à l'encontre du démantèlement de Fortis, n'ont finalement exprimé que deux votes négatifs. Leur refus de la transaction relative à la nationalisation de Fortis Banque a en effet rendu inutile un vote sur la cession de 10 pc des activités belges d'assurances à BNP Paribas puisque la nationalisation de Fortis Banque constituait une condition préalable à cette opération. Si le vote négatif des actionnaires de Fortis entraîne la suspension des transactions qui n'avaient pas été exécutées, il n'en est rien des opérations qui ont déjà été finalisées, comme la cession des actifs néerlandais aux autorités néerlandaises. Pour être remises en cause, ces transactions devront faire l'objet soit d'un nouvel accord entre les parties concernées, soit d'une annulation par un juge statuant "au fond". Il est toutefois assuré que Fortis Banque, qui reste entre les mains de l'Etat, ne tombera pas en faillite demain. Le déroulement de cette assemblée générale historique a connu un coup de théâtre lorsqu'a été révélée l'intention de Fortis Banque d'exercer un droit de vote en lien avec les 125 millions d'actions de Fortis holding qu'elle possède. Cette annonce, faite par le président intérimaire de Fortis holding Jan-Michiel Hessels, a suscité l'ire d'une grande partie des actionnaires, en tête desquels se trouvaient notamment les associations Deminor, Test-Achats et le cabinet Modrikamen, criant à la manoeuvre illégale. Avec 125 millions d'actions, Fortis Banque représentait en effet 5% du capital de Fortis alors qu'à peine 20% du capital était représenté au cours de l'assemblée générale. Le co-président du collège d'experts désigné par la Cour d'appel, Guy Horsmans, a lui aussi essuyé les foudres d'une partie de l'assemblée quand il a fait savoir qu'il revenait à l'assemblée générale de décider souverainement si Fortis Banque pouvait voter sur base de ses 125 millions d'actions. S'il a finalement été annoncé aux actionnaires que Fortis Banque renonçait à sa demande, qui n'était par ailleurs pas appuyée par Fortis holding, l'épisode des actions pourrait, selon plusieurs observateurs, être l'élément qui a définitivement fait pencher la balance dans le camp du "non". Des actionnaires familiaux, indécis jusque là, auraient dans la foulée décidé de voter négativement. L'assemblée générale a également donné l'occasion aux actionnaires de voter pour la nomination d'un nouveau conseil d'administration de Fortis. Si Jozef De Mey, proposé par l'assureur chinois Ping An, Georges Ugeux et Jan Zegering Hadders, proposés par Deminor et l'association VEB, ont été élus, il n'en a pas été de même de Dirk van Daele, dont la candidature a été rejetée par l'assemblée. La candidature du trio élu ce mercredi doit toutefois également être approuvée vendredi à Utrecht par les actionnaires néerlandais, afin d'être pleinement valable. De leurs côtés, Ludwig Criel, Guy de Selliers de Moranville et Philippe Casier avaient annoncé qu'ils retireraient leur candidature en cas de vote négatif des actionnaires sur les transactions qui leur étaient soumises. Si l'assemblée générale des actionnaires de ce mercredi n'a pas été aussi houleuse que celle du 2 décembre dernier, de nombreux actionnaires ont tout de même fait à nouveau entendre leur voix, souvent de manière virulente. Parmi les dirigeants les plus visés figure le Néerlandais Jan-Michiel Hessels, qu'un actionnaire a comparé à un Pinocchio dont le nez s'allonge à force de mentir. "Vous agitez le spectre de la faillite. Mais si Fortis tombe en faillite, c'est la prison", a encore affirmé cet actionnaire à l'adresse du président intérimaire de Fortis SA/NV. Le CEO de Fortis holding, Karel De Boeck, taxé notamment d'incompétence, a également été pris à partie à de multiples reprises par les actionnaires.