Pour ce faire, l'avocat se base sur le rapport du consultant McKinsey qui a été chargé par Fortis d'évaluer les options possibles en cas de retrait de la banque française BNP Paribas. Selon ce rapport - qui est actuellement entre les mains de Fortis - la société devrait mettre un terme à ses activités de banque d'affaires en Asie et en Amérique du Nord. "Mais en Belgique, on ne parle que de 1.600 pertes d'emploi, sans aucun licenciement sec", a précisé Me Bonhivers. Outre ces conclusions de McKinsey, l'autre chiffre "officiel" dans ce dossier vient en droite ligne de BNP Paribas qui a annoncé vouloir réaliser quelque 500 millions d'économies, "ce qui représente environ 5.000 emplois", a poursuivi l'avocat. "Selon nos informations, il apparaît clairement qu'une reprise par BNP Paribas ne garantirait la subsistance que du réseau d'agences", a de son côté souligné Me Arnauts, lui aussi du bureau Modrikamen. "On ne voit pas comment il y aurait davantage de pertes d'emploi dans un scénario 'stand alone' que dans une opération où la majeure partie des services seront absorbés par la banque française", a-t-il ajouté. Si le chiffre de 5.500 emplois menacés est contesté par le représentant des petits actionnaires, côté syndical, on affirme ne pas savoir "d'où il sort". "Pris isolément, ces chiffres ne veulent rien dire. Il faut d'abord savoir de quel plan industriel on parle", a expliqué Jean-Michel Cappoen (SETCa). "Pour nous, la meilleure chose à faire, c'est d'attendre le 28 février, date de la fin du protocole avec BNP, et de se prononcer sur ce qui sera sur la table à ce moment-là", a-t-il conclu en regrettant par ailleurs "l'instrumentalisation" des différentes parties au dossier. Pour rappel, selon des informations obtenues par le quotidien De Tijd, le scénario du "stand alone" coûterait 5.500 emplois sur trois ans, soit 15% des effectifs de la banque au 1er janvier 2009. Et sur quatre ans, le nombre de postes pourrait être réduit de 20%, des chiffres que Fortis Banque n'a pas souhaité commenter.

Pour ce faire, l'avocat se base sur le rapport du consultant McKinsey qui a été chargé par Fortis d'évaluer les options possibles en cas de retrait de la banque française BNP Paribas. Selon ce rapport - qui est actuellement entre les mains de Fortis - la société devrait mettre un terme à ses activités de banque d'affaires en Asie et en Amérique du Nord. "Mais en Belgique, on ne parle que de 1.600 pertes d'emploi, sans aucun licenciement sec", a précisé Me Bonhivers. Outre ces conclusions de McKinsey, l'autre chiffre "officiel" dans ce dossier vient en droite ligne de BNP Paribas qui a annoncé vouloir réaliser quelque 500 millions d'économies, "ce qui représente environ 5.000 emplois", a poursuivi l'avocat. "Selon nos informations, il apparaît clairement qu'une reprise par BNP Paribas ne garantirait la subsistance que du réseau d'agences", a de son côté souligné Me Arnauts, lui aussi du bureau Modrikamen. "On ne voit pas comment il y aurait davantage de pertes d'emploi dans un scénario 'stand alone' que dans une opération où la majeure partie des services seront absorbés par la banque française", a-t-il ajouté. Si le chiffre de 5.500 emplois menacés est contesté par le représentant des petits actionnaires, côté syndical, on affirme ne pas savoir "d'où il sort". "Pris isolément, ces chiffres ne veulent rien dire. Il faut d'abord savoir de quel plan industriel on parle", a expliqué Jean-Michel Cappoen (SETCa). "Pour nous, la meilleure chose à faire, c'est d'attendre le 28 février, date de la fin du protocole avec BNP, et de se prononcer sur ce qui sera sur la table à ce moment-là", a-t-il conclu en regrettant par ailleurs "l'instrumentalisation" des différentes parties au dossier. Pour rappel, selon des informations obtenues par le quotidien De Tijd, le scénario du "stand alone" coûterait 5.500 emplois sur trois ans, soit 15% des effectifs de la banque au 1er janvier 2009. Et sur quatre ans, le nombre de postes pourrait être réduit de 20%, des chiffres que Fortis Banque n'a pas souhaité commenter.