La première, ce sont ses résultats. Une entreprise biotech ne fait pas nécessairement des résultats opérationnels positifs en début de vie, mais elle doit avoir suffisamment de cash pour supporter les diverses phases de développement de ses produits. Or, Galapagos suit de ce point de vue une voie vertueuse. Son trésor de guerre atteignait fin de l'an dernier 980,9 millions d'euros, soit 633 millions de plus qu'un an auparavant.
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La première, ce sont ses résultats. Une entreprise biotech ne fait pas nécessairement des résultats opérationnels positifs en début de vie, mais elle doit avoir suffisamment de cash pour supporter les diverses phases de développement de ses produits. Or, Galapagos suit de ce point de vue une voie vertueuse. Son trésor de guerre atteignait fin de l'an dernier 980,9 millions d'euros, soit 633 millions de plus qu'un an auparavant. Les résultats 2016 sont très bons : la société a fait passer ses revenus de 60,6 à 151,6 millions d'euros, a réduit sa perte opérationnelle de - 89,4 à - 11,5 millions et a même vu son résultat net passer dans le vert (54 millions) grâce à la valorisation d'un accord passé avec le groupe pharmaceutique américain Gilead. Le 5 avril, son médicament contre l'arthrite psoriasique est passé en phase 2, ce qui a déclenché un paiement de 10 millions de dollars de la part de Gilead. Et à ces bonnes nouvelles, il faut désormais en ajouter une autre : Galapagos serait opéable. Jusqu'à présent, les analystes (y compris ceux de Goldman Sachs) pensaient que les accords noués il y a huit ans avec quatre grands laboratoires (avec Gilead pour les maladies auto-immunes, avec Abbvie pour la fibrose kystique, avec Servier pour l'arthrose et avec MorphoSys pour les maladies inflammatoires) empêchaient une OPA. Mais Goldman Sachs a revu son opinion. La banque d'affaires inclut donc plus que jamais la biotech malinoise dans sa buy list.