Hélas, le ciel de Galapagos s'est également obscurci dans la dernière ligne droite. Mi-août, la FDA a recalé le filgotinib contre l'arthrite rhumatoïde. L'agence sanitaire américaine a demandé des analyses supplémentaires et a exprimé ses inquiétudes sur le profil global risque/bénéfice (de l...

Hélas, le ciel de Galapagos s'est également obscurci dans la dernière ligne droite. Mi-août, la FDA a recalé le filgotinib contre l'arthrite rhumatoïde. L'agence sanitaire américaine a demandé des analyses supplémentaires et a exprimé ses inquiétudes sur le profil global risque/bénéfice (de la dose la plus élevée) en raison notamment des effets du médicament sur la fertilité masculine. Les 18 mois perdus dans la poursuite des études vont faire perdre à Galapagos et Gilead, partenaire de la biotech belge, un temps extrêmement précieux. Ils risquent ainsi de se faire doubler par des concurrents avec, à la clé, une baisse de prix du traitement de 20% à 25% par rapport à l'estimation originelle de 30.000 dollars, selon Degroof Petercam. En tenant compte d'éventuelles exclusions, c'est pas moins de 30% à 50% du potentiel commercial du filgotinib qui sont partis en fumée. Comme si cela ne suffisait pas, Galapagos a subi un nouveau coup dur à la fin de la semaine dernière. L'étude intermédiaire visant à évaluer le GLPG1972 contre l'arthrose du genou a été un échec total. En l'espace de deux mois, Galapagos a ainsi globalement perdu la moitié de son potentiel, ce que reflète son cours depuis le sommet de février. Cela nous rappelle également que rien n'est jamais gagné d'avance dans le monde des biotechs...