Il y a une dizaine d'années, GBL ressemblait à un holding empâté, au portefeuille dilué dans les fusions et acquisitions, qui se contentait d'héberger quelques participations dans de grands groupes comme Engie et Total. La nomination en 2012 de Ian Gallienne en tant qu'administrateur délégué puis CEO a marqué le début d'un virage stratégique. Le gendre de feu Albert Frère a tout d...

Il y a une dizaine d'années, GBL ressemblait à un holding empâté, au portefeuille dilué dans les fusions et acquisitions, qui se contentait d'héberger quelques participations dans de grands groupes comme Engie et Total. La nomination en 2012 de Ian Gallienne en tant qu'administrateur délégué puis CEO a marqué le début d'un virage stratégique. Le gendre de feu Albert Frère a tout d'abord amorcé une stratégie de rééquilibrage du portefeuille. Progressivement, les participations historiques ont été réduites afin de réaliser de nouveaux investissements gérés bien plus activement (apport à la stratégie de l'entreprise). Assez logiquement, GBL s'est aussi tourné vers les investissements non cotés, en direct comme avec Webhelp, et surtout via la plateforme d'investissement Sienna Capital. Cette dernière a vu son actif net bondir de 41% à 2,5 milliards l'année dernière, représentant désormais 12% du portefeuille du holding. Le management de GBL veut désormais capitaliser sur cette expertise dans le non-coté en diversifiant Sienna Capital dans la gestion d'actifs pour compte de tiers. L'objectif est de générer un flux de frais de gestion qui complétera les résultats obtenus sur l'investissement de ses propres capitaux. Au-delà de cet aspect financier à long terme, GBL affirme également ainsi sa stratégie de plus en plus tournée vers les investissements non cotés. Une expertise que le holding entend valoriser sur les marchés alors qu'il affiche toujours une décote élevée de l'ordre de 35%. En comparaison, Sofina, spécialiste du non-coté, affiche une prime par rapport à sa valeur intrinsèque.