L'éviction de Nokia ne constitue pas une réelle surprise, tout comme son remplacement par EADS, les deux groupes ayant connu des trajectoires boursières complètement opposées depuis 1 an : -34% pour l'ex-leader mondial des téléphones portables et +42% pour la maison-mère d'Airbus.

Le remplacement de GDF Suez par Schneider Electric est par contre beaucoup plus symbolique étant donné qu'il traduit un net changement de valeur au sein du secteur de l'électricité. Les profits des producteurs sont sous forte pression en raison de la conjoncture européenne, des inquiétudes sur le nucléaire, des pressions politiques sur les prix et de la concurrence. À l'opposé, les fabricants d'équipements, Schneider Electric étant leader mondial des équipements basse et moyenne tensions, profitent du développement de la domotique et surtout, de la croissance dans les pays émergents.

Cédric Boitte

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