La société a enregistré une perte nette (part du groupe) de 322,3 millions d'euros sur l'exercice, contre un bénéfice net de 161,4 millions d'euros sur l'exercice précédent. Cette perte est principalement due aux moins-values non réalisées sur les entreprises du portefeuille, en conséquence "de la baisse très nette des bourses et du changement analogue des multiples". Les moins-values en question s'élèvent au total à -333,3 millions d'euros et ont été enregistrées sur toutes les activités, principalement sur le "Buyouts & Growth" (-257,5 millions).

Le conseil d'administration a décidé de proposer à l'assemblée générale du 24 juin 2009 le versement d'un dividende de base brut de 2,36 euros par action, un montant identique à celui de l'exercice précédent. Autre fait marquant, la société dispose d'une capacité d'investissement de près d'un milliard d'euros. La société d'investissement s'attend à des durées d'investissement plus longues pour ses participations en capital-risque, compte tenu des conditions difficiles du marché, ce qui implique une provision supplémentaire de 19,6 millions d'euros.

En ce qui concerne les obligations titrisées (CDO) du portefeuille de Gimv, cette dernière a décidé sur base des "informations de marché dont elle disposait", de continuer à déprécier ces CDO sur l'exercice en cours jusqu'à 1,3 million d'euros. La société se dit "très bien armés aujourd'hui pour affronter la crise". "La situation actuelle du marché donne l'occasion à un acteur comme Gimv de sortir plus fort et mieux positionné de cette crise, ce qui nous permettra d'en cueillir les fruits dans l'avenir", indique notamment le président de la Gimv Herman Daems.

Sur l'exercice 2008-2009, Gimv a réalisé des investissements directs pour un total de 188,6 millions d'euros dont 100,8 millions d'euros (53 %) en Belgique, 80 millions d'euros(42 %) dans le reste de l'Europe et 7,8 millions d'euros (4 %) principalement aux États-Unis. Un peu moins de la moitié (91,6 millions) ont été investis en "Buyouts & Growth", 27,7 millions d'euros en "Technology", 10,5 millions en "Life Sciences", 5,6 millions d'euros en "Cleantech" et 53,2 millions d'euros en "nouvelles initiatives".