La publication vendredi des mauvais chiffres du chômage américains avait permis à l'euro rattraper une partie de sa forte baisse face au dollar (-7% en à peine un mois). Les investisseurs semblent à présent s'apercevoir que tout n'est pas rose non plus de l'autre côté de l'Atlantique. En l'espace de deux jours, l'euro est passé d'un plus bas de 1,2350 à 1,25 dollar. L'appel espagnol à la création d'une union bancaire européenne - par lequel le pays demande essentiellement du soutien afin de garder la tête de son secteur bancaire hors de l'eau - a provoqué une recrudescence de l'angoisse au sujet de la crise de l'euro.

Les pays en voie de développement rejettent l'euro

Hier déjà, le Financial Times avait fait savoir que des pays tels que le Brésil, l'Inde, l'Indonésie et les Philippines avaient converti de grandes quantités d'euros, issus de leurs réserves internationales, en dollars américains au cours des semaines précédentes. Ce comportement confirme la profonde méfiance de ces pays quant à l'avenir de l'euro : depuis dix ans, ils accueillent l'euro comme un moyen de diversification face au dollar américain. Avant la création de l'euro, le billet vert était en effet tout puissant dans leurs réserves internationales. Aujourd'hui, la progression de l'euro face au dollar s'est arrêtée. L'intérêt de l'euro dans les réserves internationales a subi une nouvelle chute pour tomber à 25%. De son côté, le dollar est à nouveau au top en constituant plus de 60% de l'ensemble des réserves internationales. Les monnaies des pays perçus comme sains (dont les dollars australien et canadien) sont également très populaires.

Mathias Nuttin

La publication vendredi des mauvais chiffres du chômage américains avait permis à l'euro rattraper une partie de sa forte baisse face au dollar (-7% en à peine un mois). Les investisseurs semblent à présent s'apercevoir que tout n'est pas rose non plus de l'autre côté de l'Atlantique. En l'espace de deux jours, l'euro est passé d'un plus bas de 1,2350 à 1,25 dollar. L'appel espagnol à la création d'une union bancaire européenne - par lequel le pays demande essentiellement du soutien afin de garder la tête de son secteur bancaire hors de l'eau - a provoqué une recrudescence de l'angoisse au sujet de la crise de l'euro. Les pays en voie de développement rejettent l'euroHier déjà, le Financial Times avait fait savoir que des pays tels que le Brésil, l'Inde, l'Indonésie et les Philippines avaient converti de grandes quantités d'euros, issus de leurs réserves internationales, en dollars américains au cours des semaines précédentes. Ce comportement confirme la profonde méfiance de ces pays quant à l'avenir de l'euro : depuis dix ans, ils accueillent l'euro comme un moyen de diversification face au dollar américain. Avant la création de l'euro, le billet vert était en effet tout puissant dans leurs réserves internationales. Aujourd'hui, la progression de l'euro face au dollar s'est arrêtée. L'intérêt de l'euro dans les réserves internationales a subi une nouvelle chute pour tomber à 25%. De son côté, le dollar est à nouveau au top en constituant plus de 60% de l'ensemble des réserves internationales. Les monnaies des pays perçus comme sains (dont les dollars australien et canadien) sont également très populaires.Mathias Nuttin