Selon S&P, la Troïka (Commission européenne, FMI et BCE) pourrait ne pas verser la prochaine aide prévue si les partis grecs opposés au plan européen remportent les prochaines élections et mettent leurs menaces à exécution. Dans un tel cas de figure, la Grèce se retrouverait en situation de défaut le 20 août lorsqu'elle doit rembourser 3,1 milliards EUR à la BCE et à d'autres banques centrales européennes.

Si la Grèce demeure dans la zone euro, elle se retrouverait alors contrainte d'équilibrer son budget du jour au lendemain faute de bailleurs de fonds pour financer son déficit. Cela apparait quasiment impossible, d'autant plus que les tensions seraient encore plus fortes qu'aujourd'hui, notamment en matière de fuite des capitaux.

Le pays pourrait alors choisir de revenir à la drachme, S&P ne croyant pas à une expulsion par ses partenaires, afin de financer ses déficits par la création de monnaie. La Grèce risque alors d'être absorbée par une spirale inflationniste en raison du gonflement de la masse monétaire et du coût des importations. Elle doit en effet importer 40% de son alimentation, tout son pétrole et son gaz alors que ses partenaires commerciaux se montreraient sans aucun doute méfiants vis-à-vis de la nouvelle drachme qui ne pourrait que se déprécier, renchérissant le coût des importations. L'amélioration de la position concurrentielle de la Grèce à la suite de la baisse de la drachme sera largement insuffisante pour redynamiser l'économie selon S&P.

Concernant, l'impact d'une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro sur les autres pays périphériques de la zone euro, S&P demeure prudente. L'agence indique toutefois que la vision des conséquences d'un abandon de l'euro pourrait les inciter à davantage de réformes tandis que les autres pays européens pourraient se montrer un peu plus souples afin d'éviter une nouvelle défection.

Cédric Boitte

AccioZ.be

Selon S&P, la Troïka (Commission européenne, FMI et BCE) pourrait ne pas verser la prochaine aide prévue si les partis grecs opposés au plan européen remportent les prochaines élections et mettent leurs menaces à exécution. Dans un tel cas de figure, la Grèce se retrouverait en situation de défaut le 20 août lorsqu'elle doit rembourser 3,1 milliards EUR à la BCE et à d'autres banques centrales européennes.Si la Grèce demeure dans la zone euro, elle se retrouverait alors contrainte d'équilibrer son budget du jour au lendemain faute de bailleurs de fonds pour financer son déficit. Cela apparait quasiment impossible, d'autant plus que les tensions seraient encore plus fortes qu'aujourd'hui, notamment en matière de fuite des capitaux. Le pays pourrait alors choisir de revenir à la drachme, S&P ne croyant pas à une expulsion par ses partenaires, afin de financer ses déficits par la création de monnaie. La Grèce risque alors d'être absorbée par une spirale inflationniste en raison du gonflement de la masse monétaire et du coût des importations. Elle doit en effet importer 40% de son alimentation, tout son pétrole et son gaz alors que ses partenaires commerciaux se montreraient sans aucun doute méfiants vis-à-vis de la nouvelle drachme qui ne pourrait que se déprécier, renchérissant le coût des importations. L'amélioration de la position concurrentielle de la Grèce à la suite de la baisse de la drachme sera largement insuffisante pour redynamiser l'économie selon S&P.Concernant, l'impact d'une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro sur les autres pays périphériques de la zone euro, S&P demeure prudente. L'agence indique toutefois que la vision des conséquences d'un abandon de l'euro pourrait les inciter à davantage de réformes tandis que les autres pays européens pourraient se montrer un peu plus souples afin d'éviter une nouvelle défection.Cédric BoitteAccioZ.be