"Les récentes comparaisons entre la Hongrie et la Grèce sont trompeuses", a déclaré M. Rehn, lors d'une conférence de presse. "La Hongrie a fait d'importants progrès dans le contrôle de ses finances publiques au cours des dernières années", a-t-il jugé, ajoutant que son déficit public avait été réduit de 5% du Produit intérieur brut (PIB) entre 2006 et 2009. Le patron du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn s'est dit de son côté "surpris" par les déclarations sur la Hongrie, mais s'est refusé à tout autre commentaire. La devise nationale hongroise, le forint, la Bourse de Budapest ainsi que les couvertures de défaillance de la Hongrie (CDS, credit default swap) ont toutes chuté en fin de semaine après des déclarations alarmistes quant à la situation économique du pays d'hommes forts du parti au pouvoir, le Fidesz, qui a formé le nouveau gouvernement de centre-droit il y a une semaine. La Hongrie, afin d'éviter une faillite de l'Etat, est depuis l'automne 2008 sous perfusion de 20 milliards d'euros mis à disposition par le FMI, l'Union européenne (UE) et la Banque centrale européenne (BCE).