En cause, des retards dans la mise en oeuvre de certains projets. " Le premier semestre a été compliqué, reconnaît le CEO Olivier Legrain. Nous avons travaillé sans relâche pour rectifier les difficultés liées à la gestion de projets, notamment en améliorant les systèmes permettant de gérer le profil de risque de ceux-ci, en ajoutant des directeurs de projets régionaux dédiés, en améliorant les processus internes et en discutant avec des partenaires de construction spécialisés. " Ces mesures n'empêcheront pas les revenus 2017 d'être impactés : l'entreprise ne table plus que sur une croissance de 5 à 10 %, alors qu'elle espérait une progression de 15 à 20 %. Cependant, ce qui a vraiment douché certains investisseurs, ce sont les prévisions de croissance pour les deux prochaines années. Celles-ci devraient tourner, au mieux, aux alentours de 5 %. Et pour enfoncer le clou, IBA dit observer une hausse de la concurrence qui complique la visibilité sur le calendrier de réalisation des nouvelles commandes.

Rien d'enthousiasmant, donc. Mais était-ce une raison pour sanctionner ainsi l'action ? Le jour de l'annonce de ces chiffres, le titre a en effet perdu plus de 35 % et l'analyste de KBC Securities faisait passer son objectif de cours de 44 à... 19 euros. Parallèlement, certains vendeurs à découvert - des fonds spéculatifs - s'en donnaient à coeur joie. La sanction était excessive. D'autant que si des retards ont été notés, le carnet de commandes dépasse désormais le milliard d'euros et affiche une forte croissance sur un an. Ensuite, IBA a précisé qu'elle maintenait son dividende. Dès lors, le lendemain, l'action reprenait 31 %. Et les vendeurs à découvert se brûlaient les doigts.

-35,1%. L'ampleur de la dégringolade de l'action IBA le 24 août. Le lendemain, elle reprenait 31 %...