"Les six premiers mois de l'année ont été difficiles, compliqués, notamment au niveau des financements de nos clients", explique Pierre Mottet. Le CEO du spécialiste de la protonthérapie ne cache, en effet, pas son "inquiétude sur le monde bancaire", cette dernière se matérialisant sous la forme de reports de plusieurs contrats. Sans être exceptionnels, les chiffres semestriels sont dans l'ensemble conformes aux attentes.

Les ventes ressortent en croissance de 35,8% à 180,8 millions d'euros mais 50 millions de ces revenus proviennent uniquement de l'acquisition de CisBio. De sorte qu'à périmètre constant, le chiffre d'affaires aurait été pratiquement au niveau de celui de 2008, la croissance au niveau du secteur pharmaceutique en Europe étant compensée à la fois par la décroissance des revenus aux Etats-Unis et par la faiblesse des ventes du segment Equipement en raison de l'absence de commandes de Protonthérapie en 2008 auquel s'ajoute le ralentissement important des prises de commande d'autres accélérateurs au premier semestre 2009.

Mais finalement, à l'exception du bénéfice net qui chute de 34% à 3,2 millions d'euros, tous les signaux sont verts. "La raison de cette seule note négative, c'est que cette année, nous n'avons pas activé les taxes. En 2008, nous avions reporté les pertes, ce mécanisme nous permettant d'alléger la pression fiscale", commente Pierre Mottet. Le résultat opérationnel récurrent avant amortissements (REBITDA) s'établit à 14,9 millions d'euros, soit une hausse de 26,5% tandis que le profit avant impôts a grimpé de 55,2% à 4,3 millions d'euros. Enfin, le résultat opérationnel récurrent (REBIT) s'est fixé à 6,3 millions d'euros, en hausse de 17,3% par rapport à 2008.