Chaque année, la lettre de Warren Buffett aux actionnaires de Berkshire Hathaway recèle une véritable leçon d'investissement. L'une des proses les plus mémorables de " l'oracle d'Omaha " est sans conteste celle de 2004. Il y répondait fictivement à un investisseur qui se plaignait du rendement de ses placements boursiers. " Les investisseurs devraient se rappeler que l'excitation et les frais sont leurs ennemis. Et s'ils insistent pour essayer d'avoir le bon timing sur les marchés d'actions, ils devraient essayer d'être craintifs lorsque les autres sont avides, et cupides lorsque les autres ont peur. " En d'autres termes, le premier conseil de Warren Buffett est de rester investi en tout temps sans chercher à jouer aux devins, les multiples allers-retours sur les marchés pouvant coûter très cher (en frais). Son deuxième conseil est de préférer les chutes boursières pour investir afin de (tenter de) maximaliser son rendement. Oser investir en pleine tempête boursière s'est en effet historiquement avéré être un choix extrêmement judicieux. Dans les deux cas, c'est donc le moment d'investir en actions.
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Chaque année, la lettre de Warren Buffett aux actionnaires de Berkshire Hathaway recèle une véritable leçon d'investissement. L'une des proses les plus mémorables de " l'oracle d'Omaha " est sans conteste celle de 2004. Il y répondait fictivement à un investisseur qui se plaignait du rendement de ses placements boursiers. " Les investisseurs devraient se rappeler que l'excitation et les frais sont leurs ennemis. Et s'ils insistent pour essayer d'avoir le bon timing sur les marchés d'actions, ils devraient essayer d'être craintifs lorsque les autres sont avides, et cupides lorsque les autres ont peur. " En d'autres termes, le premier conseil de Warren Buffett est de rester investi en tout temps sans chercher à jouer aux devins, les multiples allers-retours sur les marchés pouvant coûter très cher (en frais). Son deuxième conseil est de préférer les chutes boursières pour investir afin de (tenter de) maximaliser son rendement. Oser investir en pleine tempête boursière s'est en effet historiquement avéré être un choix extrêmement judicieux. Dans les deux cas, c'est donc le moment d'investir en actions. Investir quand les Bourses chutent ne vous garantit toutefois certainement pas un gain rapide. Au contraire, les marchés peinent parfois à récupérer ou subissent une rechute encore plus marquée. Il est donc indispensable d'investir pour le long terme. Sans aller jusqu'à " pour toujours ", l'horizon de placement préféré de Warren Buffett est d'une décennie au minimum. C'est d'ailleurs l'horizon qu'il avait choisi quand il avait lancé un pari à l'industrie des hedge funds en 2007. Seul l'investisseur Ted Seides, de Protégé Partners, avait relevé le pari à 2 millions de dollars - au profit d'une bonne oeuvre. Au bout d'une décennie, Ted Seides a dû admettre sa défaite, sa sélection de cinq hedge funds ayant affiché un rendement quatre fois moindre que le fonds indiciel sur le S&P 500 sélectionné par Warren Buffett. Bien qu'ayant toujours été un investisseur impliqué, celui-ci a en effet maintes fois affirmé que le meilleur choix pour la plupart des investisseurs restait le fonds indiciel sur les actions américaines. Avec pour principal argument que les lourds frais décomptés par les hedge funds (et les fonds gérés activement) ne se justifiaient pas en termes de performances. Ce conseil est de plus en plus écouté par les investisseurs, y compris les professionnels de la gestion de patrimoine. Aux Etats-Unis, selon l'agence Bloomberg, les capitaux gérés par les fonds d'actions passifs (ou indiciels) ont dépassé ceux des fonds d'actions actifs en août dernier. En Europe, la gestion passive reste certes moins développée mais connaît aussi un succès grandissant. Un succès qui s'explique avant tout par les coûts. Les frais annuels d'un fonds indiciel (aussi appelé ETF, pour exchange traded fund, ou tracker) sont généralement de l'ordre de 0,1 % à 0,3 % par an contre plutôt de 1 % à 2 % pour les fonds actifs et encore bien plus pour les hedge funds. Ces frais plus élevés ne se reflètent toutefois pas au niveau du rendement puisque selon une étude Morningstar, 77 % des fonds actifs ne parviennent pas à faire mieux qu'un fonds indiciel comparable sur une période de 10 ans. Par ailleurs, de nombreux ETF copient des indices élargis, comptant plusieurs centaines, voire des milliers d'actions. Ils offrent donc une grande diversification. Il existe plusieurs types de fonds indiciels. On distinguera, par exemple, les fonds synthétiques des fonds physiques. Les ETF physiques investissent directement dans le sous-jacent qu'ils représentent, comme les 600 actions de l'indice Stoxx Europe 600. Les synthétiques utilisent par contre ce qu'on appelle des swaps, impliquant une contrepartie. Les ETF physiques sont donc globalement à recommander, qu'il s'agisse d'actions, d'obligations ou de matières premières. Dans ce dernier cas, c'est aussi une question de coûts cachés. Pour vous aider à vous y retrouver, nous avons sélectionné pour vous 10 de ces fonds indiciels vous permettant de composer un portefeuille selon votre profil d'investisseur.