Le feu vert de la Commission, valable pour six mois, concerne la recapitalisation de la banque par le gouvernement flamand à hauteur de 3,5 milliards d'euros, ainsi que la garantie fédérale couvrant quinze portefeuilles d'obligations adossées à des créances (CDO) pour un montant notionnel agrégé de 20 milliards. Le Commission entend également obtenir, dans un délai de trois mois, un plan de restructuration "mis à jour et dûment étayé", permettant de minimiser les distorsions de concurrence engendrées par le soutien public à KBC.

"Les fondamentaux de KBC Groupe demeurent solides. Le modèle d'entreprise basé sur les activités existantes sur nos marchés domestiques et un profil de risque adapté nous permettent de continuer à déployer nos activités avec succès, en tant qu'établissement financièrement sain", a pour sa part réagi le CEO ad interim du bancassureur, Jan Vanhevel, cité dans un communiqué. "Dans ces conditions", KBC estime qu'il "sera capable de rembourser la garantie du gouvernement dans un délai raisonnable" et précise avoir mis en place une "task force" qui s'emploie "à développer et à optimiser" se stratégie pour l'avenir. "KBC s'efforcera de mener à bien cet exercice à la faveur d'un dialogue franc et ouvert avec la Commission européenne au cours des six prochains mois", conclut le bancassureur.