Le mécanisme de garantie prévoit trois niveaux. Une première tranche de pertes éventuelles de 5,7 milliards d'euros est à charge de KBC. Une seconde tranche prévoit que KBC peut supporter les pertes ou faire appel à un renforcement de ses fonds propres. L'Etat s'engage alors à contribuer à une augmentation de capital pour un maximum de 2 milliards d'euros. Enfin, une troisième tranche, supportée à 90 pc par l'Etat et à 10 pc par KBC, concerne les pertes qui seraient réalisées en dessous d'une valeur de portefeuille de 14,9 milliards d'euros.

"Il s'agit de montants importants, mais je suis convaincu que le gouvernement a rempli sa mission consistant à trouver une solution équilibrée à un problème aigu, en tenant compte des intérêts de KBC et de ses actionnaires ainsi que des intérêts de nos actionnaires de contribuable belge", a déclaré le premier ministre Herman Van Rompuy. Il s'agit de la troisième intervention des autorités en faveur de KBC depuis le déclenchement de la crise financière.