En chiffres, KBC a subi une perte de 294millions à la suite de réductions de valeur de 773 millions, conformes à l'estimation de novembre de 775 millions. Ces soudaines dépréciations (au vu du redressement de la situation de l'Irlande) s'expliquent par la perspective du prochain passage en revue de la qualité des actifs des banques européennes. KBC a ainsi déclassé en créances douteuses 2 milliards de crédits hypothécaires.

Sur l'ensemble de l'année, le bénéfice net de KBC a chuté de 40% à 612 millions mais hors éléments non-récurrents, il croit de 56% à 1,5 milliard, soit 1,44 euro par action. Les analystes ne s'attendaient donc pas à la suppression totale du dividende (1 euro brut l'année dernière). Le dernier bancassureur belge coté a indiqué prévoir le versement d'un dividende en 2015 (pour l'exercice 2014) de maximum 2 euros et renouer avec un coupon régulier à partir de 2016. KBC ne dévoilera toutefois sa politique en la matière qu'en juin, soit après la présentation des modalités des stress tests bancaires en avril.

Cédric Boitte