À court terme, l'accord avec l'Iran ne modifiera guère le marché pétrolier, ni même à moyen terme. Même en étant autorisé à exporter librement du brut, le pays ne pourrait en effet qu'offrir 0,5 million de barils par jour (mb/j) en plus qu'actuellement, un impact limité sur un marché mondial de plus de 90 mb/j.

En cas de levée des sanctions commerciales, l'Iran pourrait toutefois envisager de redévelopper ses infrastructures minées par plus de 3 décennies de sanctions économiques. Actuellement, Téhéran affiche ainsi une production de l'ordre de 3 mb/j contre 5-6 mb/j dans les années 70.

Dans un tel cas, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) devrait revoir à la hausse ses prévisions de capacité de production estimées à 103 mb/j à l'horizon 2018. La demande devrait atteindre près de 97mb/j en 2018 et 101 mb/j en 2035 selon les dernières prévisions de l'AIE. Le marché pétrolier apparait donc très bien approvisionné grâce à la hausse de production prévue en Irak (reconstruction des infrastructures) et aux États-Unis (pétrole de schiste) notamment.

Cédric Boitte