Berlin va émettre un premier titre vert en septembre pour un volume de 4 milliards d'euros et une maturité de 10 ans, a annoncé lundi le secrétaire d'Etat aux Finances, Jörg Kukies, lors d'une conférence téléphonique.

Une autre émission est prévue au quatrième trimestre de l'année de sorte que l'Etat fédéral devrait émettre jusqu'à 11 milliards d'euros d'obligations vertes sur le marché.

Pour ce faire, Berlin a identifié 12,7 milliards d'euros de dépenses "vertes" engagées en 2019 dans le budget du Bund et qui seront en grande partie couvertes par le présent programme d'émissions.

"Les investisseurs veulent savoir, lorsque nous allons émettre des obligations vertes, ce qu'il y a de vert dedans", a expliqué M. Kukies, pour ne pas s'exposer aux critiques voyant le tout comme du +green washing+, soit une opération de communication.

L'Allemagne a adopté fin 2019 un paquet climatique qui coûtera au gouvernement 54 milliards d'euros d'ici 2023 pour accélérer la réduction des émissions polluantes, en s'attaquant aussi bien aux transports qu'au logement et à l'agriculture.

Emetteur public considéré comme très sûr, l'Allemagne arrive tard sur le marché des obligations vertes, après d'autres pays comme la Belgique et la France qui ont déjà plusieurs années d'expérience en la matière.

Berlin se veut néanmoins pionnier en lançant un concept d'obligations dites "jumelées", revenant à dupliquer une obligation verte avec une autre traditionnelle déjà émise pour la même maturité et le même volume.

Un dispositif prévu pour permettre un va-et-vient d'intervenants entre titres jumelés, alors que le marché des obligations vertes est encore peu liquide. Il a représenté 2,85% des émissions d'obligations mondiales en 2019, soit environ 205 milliards de dollars, selon la Banque centrale européenne.

Berlin va émettre un premier titre vert en septembre pour un volume de 4 milliards d'euros et une maturité de 10 ans, a annoncé lundi le secrétaire d'Etat aux Finances, Jörg Kukies, lors d'une conférence téléphonique. Une autre émission est prévue au quatrième trimestre de l'année de sorte que l'Etat fédéral devrait émettre jusqu'à 11 milliards d'euros d'obligations vertes sur le marché. Pour ce faire, Berlin a identifié 12,7 milliards d'euros de dépenses "vertes" engagées en 2019 dans le budget du Bund et qui seront en grande partie couvertes par le présent programme d'émissions. "Les investisseurs veulent savoir, lorsque nous allons émettre des obligations vertes, ce qu'il y a de vert dedans", a expliqué M. Kukies, pour ne pas s'exposer aux critiques voyant le tout comme du +green washing+, soit une opération de communication. L'Allemagne a adopté fin 2019 un paquet climatique qui coûtera au gouvernement 54 milliards d'euros d'ici 2023 pour accélérer la réduction des émissions polluantes, en s'attaquant aussi bien aux transports qu'au logement et à l'agriculture. Emetteur public considéré comme très sûr, l'Allemagne arrive tard sur le marché des obligations vertes, après d'autres pays comme la Belgique et la France qui ont déjà plusieurs années d'expérience en la matière. Berlin se veut néanmoins pionnier en lançant un concept d'obligations dites "jumelées", revenant à dupliquer une obligation verte avec une autre traditionnelle déjà émise pour la même maturité et le même volume. Un dispositif prévu pour permettre un va-et-vient d'intervenants entre titres jumelés, alors que le marché des obligations vertes est encore peu liquide. Il a représenté 2,85% des émissions d'obligations mondiales en 2019, soit environ 205 milliards de dollars, selon la Banque centrale européenne.