L'humanité consomme 1,75 fois ce que la Terre est capable de produire durant une année, un rythme tout simplement intenable sur le long terme. Si le recyclage du verre et du papier constitue une évidence pour nos sociétés d'Europe occidentale, c'est encore loin d'être une pratique courante dans les autres régions du monde. Même en Europe, la partie de notre consommation qui est recyclée reste encore marginale par rapport à l'ensemble des matières premières utilisées. Au niveau global, seulement 9% des ressources sont effectivement recyclées chaque année.
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L'humanité consomme 1,75 fois ce que la Terre est capable de produire durant une année, un rythme tout simplement intenable sur le long terme. Si le recyclage du verre et du papier constitue une évidence pour nos sociétés d'Europe occidentale, c'est encore loin d'être une pratique courante dans les autres régions du monde. Même en Europe, la partie de notre consommation qui est recyclée reste encore marginale par rapport à l'ensemble des matières premières utilisées. Au niveau global, seulement 9% des ressources sont effectivement recyclées chaque année. Ces nouvelles réglementations constituent des opportunités pour les sociétés qui sont en mesure de proposer des solutions à ce problème, estimées à près de 4.500 milliards de dollars dans le monde à l'horizon 2030. Il existe aujourd'hui un secteur émergent qui a permis l'apparition d'un produit comme RobecoSAM Circular Economy Equities (Code Isin : LU2092758726), un fonds géré par Holger Frey depuis la Suisse. Après avoir été gestionnaire de fonds pendant 10 ans chez Deutsche Asset & Wealth Management (aujourd'hui DWS), Holger Frey est arrivé chez RobecoSAM en 2016 pour s'occuper des produits positionnés sur l'alimentation durable, avant de se voir attribuer la gestion de cette nouvelle stratégie au début 2020. "L'investissement durable a toujours été une composante centrale dans la gamme de fonds thématiques proposés par RobecoSAM", déclare-t-il. RobecoSAM est un gestionnaire de fonds suisse créé en 1995 (sous le nom Sustainable Asset Management) qui est un des pionniers dans l'investissement durable en Europe. Le groupe dispose aujourd'hui d'une gamme de stratégies, qui comprend pratiquement toutes les grandes thématiques durables telles que la mobilité, la transition énergétique, l'alimentation saine ou l'égalité de traitement entre les hommes et les femmes. Les actifs sous gestion de RobecoSAM dépassaient les 16 milliards de dollars à la fin du mois de juin 2020. "La création de ce produit est partie du constat que le modèle de consommation actuel est aujourd'hui déséquilibré. La transition vers un modèle plus durable et circulaire est aujourd'hui soutenue par une coalition de scientifiques, d'acteurs politiques et d'organisations de consommateurs. Il existe une opportunité d'investissement en s'exposant sur les sociétés qui vont permettre de faire face à la pénurie globale de ressources, et l'augmentation de l'intérêt des investisseurs pour ces stratégies nous a conduits à lancer ce fonds". L'objectif des gestionnaires sera de trouver des opportunités principalement sur quatre axes : Privilégiant les secteurs émergents, RobecoSAM Circular Economy Equities sera avant tout exposé sur des midcaps, avec une capitalisation moyenne qui tourne autour de 7,5 milliards d'euros pour les 73 lignes du portefeuille. Les principales positions du portefeuille vont donc reprendre des groupes qui restent encore très largement méconnus des investisseurs belges, avec notamment des acteurs sur le secteur du bois au Canada (West Fraser Timber et Canfor Corp), le spécialiste de l'éclairage néerlandais Signify (anciennement Philips Lightning), des acteurs de la construction spécialisés dans les bâtiments verts (Cavco Industries), des sociétés actives dans le remplacement du plastique dans les emballages (Ball Corp), des acteurs du secteur alimentaire (Nomad Foods), ou encore le spécialiste de l'architecture internet Akamai Technologies. Il s'agit donc d'une diversification qui sera principalement diversifiée sur des secteurs comme la technologie, l'industrie, la production de matières premières ou la consommation. La crise du coronavirus aura finalement eu un impact relativement temporaire sur le fonds, qui affiche désormais une progression de 5% depuis son lancement au début de l'année. "La pandémie aura eu des impacts positifs et négatifs sur les différents segments de l'économie circulaire, avec par exemple une forte hausse dans l'utilisation des plateformes digitales collaboratives ou les ventes de vélos et de matériaux de construction pour usage privé après la levée des mesures de confinement", décrit Holger Frey. A l'inverse, d'autres segments ont été affectés négativement d'une ampleur plus ou moins importante, comme par exemple le secteur émergent du partage de biens et de services. Sur le long terme, Holger Frey estime toutefois que la crise sanitaire ne va pas remettre en cause le besoin de mettre en place un modèle de consommation plus durable au niveau mondial. "Si nous voulons que les générations futures puissent conserver un niveau de vie acceptable, dit-il, il faut aujourd'hui investir dans la transition vers une économie circulaire. En Europe, les pouvoirs publics ont pris conscience de l'enjeu. Ils sont en train de progressivement bannir l'utilisation de plastique jetable dans les emballages en vue de favoriser cette transition et de nouvelles initiatives seront très certainement prises durant les prochaines années." "Il y a aujourd'hui des preuves scientifiques de plus en plus convaincantes qui établissent un lien direct entre la déforestation et l'apparition des maladies infectieuses, ce qui renforcera le besoin d'utiliser des matériaux de construction durables dans le futur" et donc de privilégier les producteurs de bois qui intègrent la durabilité de leur production. "Le message est aujourd'hui que cette transition doit s'accélérer au niveau mondial", conclut Holger Frey.