En hausse depuis le début d'une semaine qu'il s'apprête à conclure en fanfare, l'euro a profité vendredi des inquiétudes de plus en plus vives sur l'ampleur de la dette publique américaine.

"Le dollar a été le plus grand perdant de la semaine, affrontant un orage presque parfait - nourri par des facteurs allant de l'amélioration des conditions liées au risque, aux prix plus élevés du pétrole, en passant par une ruée sur les marchés des économies émergentes" commentaient les analystes de Barclays Capital.

"Mais le facteur le plus décisif a été l'évidence d'une dette grandissante aux Etats-Unis, qui a entraîné les bourses, les bons du Trésor et la devise américaine dans une chute générale" ajoutaient-ils.

La Maison Blanche prévoit pour l'exercice en cours un déficit de 1.841 milliards de dollars, soit plus de 13% du produit intérieur brut américain.

Les inquiétudes entourant les déficits publics américains ont été relancées par l'agence de notation Standard & Poor's, qui a abaissé jeudi de "stable" à "négative" la perspective de la note de la dette du Royaume-Uni.

Les craintes de voir le Royaume-Uni privé de sa note maximale "AAA" par Standard and Poor's, qui lui reproche ses "finances publiques en détérioration", ont fait s'interroger les investisseurs sur le cas américain.