Sans les politiques de relance adoptées pendant la crise, l'économie aurait sombré dans une sévère dépression, mais "désormais, c'est le moment de restaurer la pérennité budgétaire", a écrit le président de la BCE, dans une tribune publiée par le Financial Times. "La détérioration budgétaire que nous vivons est sans précédent", a-t-il insisté, soulignant que d'ici à la fin de l'année, les dettes publiques de la zone euro auront gonflé de plus de 20 points entre 2007 et 2011, celle des Etats-Unis de 35 points et celle du Japon de 45 points. "Avec du recul, nous voyons combien le message simplifié à outrance envoyé à toutes les économies développées, sous le slogan: +relancez, stimulez, dépensez ! +, était malencontreux", a poursuivi M. Trichet. "Désormais, il n'y a guère de doute que le besoin de mettre en place une stratégie crédible d'assainissement budgétaire à moyen terme est valable dans tous les pays".