Il semble difficile de scinder l'influence des tensions en Ukraine et des pressions inflationnistes dans cette récente correction. D'autant plus qu'elles ont plutôt tendance à se cumuler. La hausse des cours du gaz et du pétrole, qui fli...

Il semble difficile de scinder l'influence des tensions en Ukraine et des pressions inflationnistes dans cette récente correction. D'autant plus qu'elles ont plutôt tendance à se cumuler. La hausse des cours du gaz et du pétrole, qui flirte avec les 100 dollars le baril, attise en effet l'inflation et les taux, ce qui accentue la pression sur les Bourses. Les tensions en Ukraine compliquent ainsi encore la tâche des banques centrales. Jusqu'à présent, elles devaient parvenir à normaliser une inflation rendue aléatoire par les impacts de la pandémie tout en préservant l'économie. Désormais, les prix de l'énergie perturbent les deux côtés de la balance. Dans un tel contexte, la prochaine réunion de la Réserve fédérale américaine à la mi-mars sera plus déterminante que jamais. Reste à voir si les banquiers centraux ont eux-mêmes la solution à cette équation à multiples inconnues. Or, si les marchés parviennent habituellement sans trop de mal à faire fi des conflits géopolitiques, ils sont bien plus sensibles à des tensions et incertitudes sur la croissance, l'inflation et les taux.