Jusqu'ici insensibles au sort des ukrainiens, les marchés ont fortement réagi à l'intervention de la Russie. Ils craignent notamment un enveniment du conflit ukrainien entre la Russie et l'Occident.

Le prix du gaz européen s'est ainsi envolé de 10%, l'Ukraine voyant transiter la moitié du gaz russe à destination de l'Europe, et que le pétrole a progressé de 2%, la Russie étant le deuxième producteur mondial d'or noir derrière l'Arabie Saoudite.

Cette aggravation du conflit ukrainien renforce également une tendance déjà négative pour les pays émergents après des dévaluations monétaires en Amérique latine et le net ralentissement de l'industrie manufacturière en Chine. Cette fois, les marchés craignent pour la Russie. Bien que la Banque centrale russe soit intervenue sur les taux (taux directeur de 5,5% à 7%) et sur les marchés (injection de 10 milliards de dollars), le rouble s'est effondré à des plus bas historiques par rapport à l'euro et la Bourse de Moscou a plongé de plus de 10%.

Vincent Juvyns, Stratégiste des marchés mondiaux chez JP Morgan, estime toutefois que la chute des Bourses occidentales est synonyme d'opportunité, l'Ukraine et la Russie n'ayant guère un impact important sur l'économie mondiale et les entreprises occidentales.

Cédric Boitte