"Les bénéfices que nous attendons seront utilisés pour payer les dettes, car nos statuts interdisent de nouveaux investissements", déclare dans une interview au journal De Tijd Danny Frans, le CEO de RPI. Royal Park Investments a payé en mai 2009 11,7 milliards d'euros pour un portefeuille de crédits structurés d'une valeur nominale de 20,5 milliards d'euros. Pour ce faire, la société doit emprunter 10 milliards d'euros, auxquels s'ajoute un capital propre de 1,7 milliard d'euros.

Fortis holding a ainsi contribué à hauteur de 760 millions d'euros (44,7%), contre 740 millions pour la SFPI (43,5%), le bras financier de l'Etat fédéral, et 200 millions pour BNP Paribas (11,8%). Fortis banque a de son côté prêté 5 milliards d'euros en échange d'une garantie sur les actifs de RPI tandis que BNP Paribas a prêté 500 millions d'euros.

Les 4,5 milliards restants seraient levés en septembre auprès d'investisseurs institutionnels. A court terme, Royal Park Investments devrait être bénéficiaire, estime Danny Frans. "Tous les scénarios que nous avons envisagés montrent que le portefeuille de crédits structurés de Fortis a plus de valeur que les 11,7 milliards que nous avons payés", explique-t-il, précisant que les rentrées d'argent éventuelles seront consacrées aux remboursements des dettes.