Le produit intérieur brut japonais a dégringolé de 4% au premier
trimestre (janvier à mars) comparé à celui des trois mois précédents (15,2% en rythme annualisé), du jamais vu en un demi-siècle.

"Nous allons progressivement quitter cette situation de chute libre", a estimé vendredi le gouverneur de la banque, Masaaki Shirakawa. "Notre appréciation est que les chiffres du PIB pour les mois d'avril à juin vont montrer une nette amélioration par rapport aux données de janvier à mars", a-t-il confié.

M. Shirakawa a fait part de ses vues lors d'une conférence de presse suivant la tenue du comité de politique monétaire de l'institut d'émission, réunion au cours de laquelle les huit membres présents ont décidé de gommer l'adjectif "considérable" qui qualifiait depuis janvier l'aggravation de la conjoncture économique nippone. "Les exportations et la production industrielle ont commencé de rebondir du fait de la diminution des niveaux de stock des entreprises tant à l'étranger qu'au Japon", a justifié la BoJ.

Des patrons de grands groupes nippons comme Sharp, spécialiste des dalles d'écrans de TV, se sont dernièrement félicités d'un redémarrage "inattendu" des commandes en provenance de Chine depuis quelques semaines.

De fait, la production industrielle nippone, qui d'effondrait de près
de 10% en moyenne de mois en mois depuis fin 2008, a légèrement rebondi de 1,6% en mars par rapport à février, un signe ténu mais réel.

"Si la demande intérieure risque encore d'être faible, les
exportations et les usines devraient commencer à redémarrer et, par conséquent, le rythme d'aggravation de la conjoncture devrait
graduellement ralentir", analyse le BoJ.

Les conditions d'accès au crédit pour les entreprises notamment
demeurent quant à elles difficiles, mais, comparativement à la situation d'il y a quelques mois, les choses se sont améliorées, considère aussi l'institut d'émission.

La banque centrale se sent ainsi confortée dans son sentiment que la reprise pourrait s'amorcer quelque part entre le dernier trimestre 2009 et le premier de 2010, aidée par les diverses mesures monétaires prises par elle-même et budgétaires décidées par l'Etat, pour stabiliser les marchés financiers, soutenir les entreprises fragilisées et redonner confiance aux consommateurs.

Pour autant, il faut prudence garder, car le Japon est de nouveau
menacé par le phénomène pervers de la déflation qui incite les
consommateurs à différer les achats dans l'espoir de bénéficier de tarifs encore plus bas, ce qui se traduit par un ralentissement de l'activité des entreprises et une spirale négative auto-entretenue.

"L'évolution demeure encore très incertaine. Nous devons observer attentivement la situation et prêter attention aux menaces de détérioration", a réitéré vendredi le gouverneur, mettant aussi en exergue l'intrication des phénomènes économiques mondiaux et de la sensibilité du Japon à l'égard des marchés étrangers.

Le produit intérieur brut japonais a dégringolé de 4% au premier trimestre (janvier à mars) comparé à celui des trois mois précédents (15,2% en rythme annualisé), du jamais vu en un demi-siècle."Nous allons progressivement quitter cette situation de chute libre", a estimé vendredi le gouverneur de la banque, Masaaki Shirakawa. "Notre appréciation est que les chiffres du PIB pour les mois d'avril à juin vont montrer une nette amélioration par rapport aux données de janvier à mars", a-t-il confié.M. Shirakawa a fait part de ses vues lors d'une conférence de presse suivant la tenue du comité de politique monétaire de l'institut d'émission, réunion au cours de laquelle les huit membres présents ont décidé de gommer l'adjectif "considérable" qui qualifiait depuis janvier l'aggravation de la conjoncture économique nippone. "Les exportations et la production industrielle ont commencé de rebondir du fait de la diminution des niveaux de stock des entreprises tant à l'étranger qu'au Japon", a justifié la BoJ.Des patrons de grands groupes nippons comme Sharp, spécialiste des dalles d'écrans de TV, se sont dernièrement félicités d'un redémarrage "inattendu" des commandes en provenance de Chine depuis quelques semaines. De fait, la production industrielle nippone, qui d'effondrait de près de 10% en moyenne de mois en mois depuis fin 2008, a légèrement rebondi de 1,6% en mars par rapport à février, un signe ténu mais réel."Si la demande intérieure risque encore d'être faible, les exportations et les usines devraient commencer à redémarrer et, par conséquent, le rythme d'aggravation de la conjoncture devrait graduellement ralentir", analyse le BoJ.Les conditions d'accès au crédit pour les entreprises notamment demeurent quant à elles difficiles, mais, comparativement à la situation d'il y a quelques mois, les choses se sont améliorées, considère aussi l'institut d'émission.La banque centrale se sent ainsi confortée dans son sentiment que la reprise pourrait s'amorcer quelque part entre le dernier trimestre 2009 et le premier de 2010, aidée par les diverses mesures monétaires prises par elle-même et budgétaires décidées par l'Etat, pour stabiliser les marchés financiers, soutenir les entreprises fragilisées et redonner confiance aux consommateurs.Pour autant, il faut prudence garder, car le Japon est de nouveau menacé par le phénomène pervers de la déflation qui incite les consommateurs à différer les achats dans l'espoir de bénéficier de tarifs encore plus bas, ce qui se traduit par un ralentissement de l'activité des entreprises et une spirale négative auto-entretenue. "L'évolution demeure encore très incertaine. Nous devons observer attentivement la situation et prêter attention aux menaces de détérioration", a réitéré vendredi le gouverneur, mettant aussi en exergue l'intrication des phénomènes économiques mondiaux et de la sensibilité du Japon à l'égard des marchés étrangers.