Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE), a dévoilé les résultats de la revue stratégique initiée peu après sa prise de fonction en novembre 2019. L'institution a ainsi revu son objectif d'inflation permettant d'assurer la stabilité des prix, mandat de la BCE. Il passe d'un taux "inférieur mais proche de 2%" à "un objectif d'inflation de 2% à moyen terme".

2%

Objectif d'inflation à moyen terme de la Banque centrale européenne.

Si la reformulation peut paraître cosmétique, l'impact est conséquent. D'une part, la BCE s'autorise un peu plus d'inflation (de proche de 2% à 2%). D'autre part, elle apprécie désormais cet objectif sur le moyen terme. Elle ne relèvera donc plus ses taux dès que l'inflation accélérera à 2%, tolérant "une période transitoire d'inflation légèrement au-dessus de l'objectif". En d'autres termes, la BCE justifie de maintenir une politique monétaire extrêmement accommodante malgré l'accélération de l'inflation. D'autant qu'elle a aussi annoncé vouloir intégrer davantage les questions liées au changement climatique dans sa politique monétaire.

L'institution de Francfort évoque notamment un impact dans l'évaluation des risques (en tant que régulateur du secteur bancaire) et les rachats d'obligations d'entreprises actuels. Des coûts de financement réduits ne peuvent évidemment que faciliter la transition. Pour rappel, la Réserve fédérale américaine avait aussi revu sa stratégie l'année dernière, tolérant désormais une inflation plus importante pour atteindre son objectif de plein emploi. La principale conséquence pour les épargnants et investisseurs est que les taux directeurs risquent de rester bas encore longtemps, ce qui se reflète déjà sur les marchés obligataires. Le taux belge à 10 ans a ainsi rechuté sous zéro après un pic à 0,30% mi-mai.

Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE), a dévoilé les résultats de la revue stratégique initiée peu après sa prise de fonction en novembre 2019. L'institution a ainsi revu son objectif d'inflation permettant d'assurer la stabilité des prix, mandat de la BCE. Il passe d'un taux "inférieur mais proche de 2%" à "un objectif d'inflation de 2% à moyen terme". Si la reformulation peut paraître cosmétique, l'impact est conséquent. D'une part, la BCE s'autorise un peu plus d'inflation (de proche de 2% à 2%). D'autre part, elle apprécie désormais cet objectif sur le moyen terme. Elle ne relèvera donc plus ses taux dès que l'inflation accélérera à 2%, tolérant "une période transitoire d'inflation légèrement au-dessus de l'objectif". En d'autres termes, la BCE justifie de maintenir une politique monétaire extrêmement accommodante malgré l'accélération de l'inflation. D'autant qu'elle a aussi annoncé vouloir intégrer davantage les questions liées au changement climatique dans sa politique monétaire. L'institution de Francfort évoque notamment un impact dans l'évaluation des risques (en tant que régulateur du secteur bancaire) et les rachats d'obligations d'entreprises actuels. Des coûts de financement réduits ne peuvent évidemment que faciliter la transition. Pour rappel, la Réserve fédérale américaine avait aussi revu sa stratégie l'année dernière, tolérant désormais une inflation plus importante pour atteindre son objectif de plein emploi. La principale conséquence pour les épargnants et investisseurs est que les taux directeurs risquent de rester bas encore longtemps, ce qui se reflète déjà sur les marchés obligataires. Le taux belge à 10 ans a ainsi rechuté sous zéro après un pic à 0,30% mi-mai.