La production industrielle a crû de 8,9% en glissement annuel au mois d'août, un nouveau ralentissement par rapport aux 9,2% de juillet. En mars, la croissance annuelle était encore de 11,9%. Le chiffre se rapproche désormais du plus bas atteint en novembre 2008 au plus fort de la crise (+5,4%).

Ce net ralentissement de l'industrie pèse inévitablement sur l'ensemble de l'économie comme l'illustrent les derniers chiffres du commerce extérieur. En août, les exportations n'ont crû que de 2,7% par rapport au mois d'août 2011 et surtout, les importations ont diminué de 2,6%, une forte déception par rapport à la croissance annuelle de 4,7% enregistrée en juillet et au consensus des économistes (+3,5%).

Dans ce contexte, on comprend d'autant mieux la récente décision des autorités chinoises de soutenir l'économie en investissant dans la construction de 2 000 km de routes. La consommation, au centre de la nouvelle stratégie économique de la Chine, est en effet encore bien trop faible que pour compenser un tel ralentissement de l'industrie et du commerce extérieur.

Cédric Boitte

www.accioz.be

La production industrielle a crû de 8,9% en glissement annuel au mois d'août, un nouveau ralentissement par rapport aux 9,2% de juillet. En mars, la croissance annuelle était encore de 11,9%. Le chiffre se rapproche désormais du plus bas atteint en novembre 2008 au plus fort de la crise (+5,4%).Ce net ralentissement de l'industrie pèse inévitablement sur l'ensemble de l'économie comme l'illustrent les derniers chiffres du commerce extérieur. En août, les exportations n'ont crû que de 2,7% par rapport au mois d'août 2011 et surtout, les importations ont diminué de 2,6%, une forte déception par rapport à la croissance annuelle de 4,7% enregistrée en juillet et au consensus des économistes (+3,5%). Dans ce contexte, on comprend d'autant mieux la récente décision des autorités chinoises de soutenir l'économie en investissant dans la construction de 2 000 km de routes. La consommation, au centre de la nouvelle stratégie économique de la Chine, est en effet encore bien trop faible que pour compenser un tel ralentissement de l'industrie et du commerce extérieur.Cédric Boittewww.accioz.be