Le Bureau du Plan vient en effet de confirmer que la croissance atteindra 1,8% en 2010, alors qu'il ne tablait jusqu'ici que sur 1,4%. Dans son programme de stabilité transmis à la Commission européenne, le gouvernement misait sur un déficit de 4,8% cette année. Mais la vitalité de l'économie européenne et belge réduira l'effort d'ajustement budgétaire à fournir de plusieurs milliards d'euros: le déficit des finances publiques a été ramené de 20 à 15,7 milliards. L'effort d'assainissement pour atteindre l'équilibre à l'horizon 2015 serait quant à lui réduit de 25 à 22 milliards d'euros. Pour le Premier ministre (démissionnaire), Yves Leterme, il n'y a toutefois "aucune raison de céder à l'euphorie". Même son de coche du côté du ministre du Budget, Guy Vanhengel, interrogé mardi sur Bel RTL. "22 ou 25 milliards, c'est un montant énorme. C'est quelque chose qui devra occuper le monde politique de façon drastique", a--t-il dit.