Les plus optimistes évoquaient même une normalisation de la politique monétaire. Après les premières interventions de James Bullard et Esther George, deux "faucons" partisans de l'orthodoxie monétaire, Jerome Powell a joué la carte de l'attentisme. Le président de la Fed a répété que l'actuelle envolée des...

Les plus optimistes évoquaient même une normalisation de la politique monétaire. Après les premières interventions de James Bullard et Esther George, deux "faucons" partisans de l'orthodoxie monétaire, Jerome Powell a joué la carte de l'attentisme. Le président de la Fed a répété que l'actuelle envolée des prix aux Etats-Unis, avec une inflation culminant à plus de 5% depuis trois mois, était de nature temporaire. Dans le langage des banquiers centraux, cela signifie que la Fed ne devrait pas commencer à réduire ses mesures de soutien avant novembre et continuera à racheter pour 120 milliards de dollars par mois de bons du Trésor américains et d'autres titres. Ces opérations font pression sur les taux à long terme, le rendement à 10 ans aux Etats-Unis ayant même rechuté à 1,3%, ce qui pousse les investisseurs vers les actifs plus risqués comme les actions. Avec la menace d'un retour de manivelle dès la fin de l'année, quand la Fed entamera son tapering? Rien n'est moins sûr, les spécialistes évoquant une réduction très progressive des rachats mensuels tout au long de l'année 2022 qui pourait être interrompue à tout moment si l'économie américaine ne poursuit pas sa course vers le plein emploi. A noter que le mandat de Jerome Powell arrive à échéance au début de l'année prochaine. Selon les économistes, Joe Biden le nommera pour un second mandat ou nommera Lael Brainard, une "colombe" encore plus encline à prolonger les mesures de soutien...