Sur le principe général, la juge californienne Yvonne Gonzalez Rogers a donné raison au géant à la pomme, estimant que l'App Store n'était pas en situation de monopole illégal en cadenassant les utilisateurs d'iPhone.
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Sur le principe général, la juge californienne Yvonne Gonzalez Rogers a donné raison au géant à la pomme, estimant que l'App Store n'était pas en situation de monopole illégal en cadenassant les utilisateurs d'iPhone. Cependant, elle a suivi Epic Games en ce qui concerne l'interdiction qu'impose Apple aux développeurs d'applications de proposer un moyen de paiement tiers. Un détail qui a toute son importance puisque le géant à la pomme prélève une commission de 30% sur chaque paiement, y compris pour les abonnements. Cela permet à Apple d'afficher une marge bénéficiaire de l'ordre de 75% sur ses revenus nets de l'App Store, estimés à près de 20 milliards de dollars par an. Ces profits sont d'autant plus importants qu'ils sont récurrents et en croissance régulière, une véritable poule aux oeufs d'or. Suivant le jugement, Apple devrait autoriser les développeurs à proposer d'autres moyens de paiement d'ici trois mois. Il demeure toutefois extrêmement ardu de prédire quelle part cela pourrait représenter. Epic Games n'a d'ailleurs pas attendu et a rapidement interjeté appel, cherchant à obtenir une plus grande ouverture de l'iOS. Apple a en effet concédé devant le tribunal que les jeux vidéo représentent 70% des revenus de l'App Store. En y ajoutant le Play Store d'Android (Alphabet), les enjeux sont donc considérables pour les éditeurs de jeux vidéo comme Epic Games, Activision Blizzard ou Microsoft. Ces derniers ont actuellement l'avantage politique, les autorités des quatre coins du globe gardant Apple et Alphabet à l'oeil.