73%

Sur les 201 sociétés du S&P 500, indice élargi américain, qui ont dévoilé leurs chiffres trimestriels, 73% ont fait mieux que prévu en termes de résultats et 47% ont battu le consensus de ventes. La prévision moyenne pour l'ensemble du S&P 500 est ainsi désormais un recul de 2,8% des profits selon Factset contre un consensus de -4,6% au 31 mars. Si cette prévision se confirme, cela marquerait toutefois le premier repli des profits depuis le troisième trimestre 2012 (-1%) et le plus important recul depuis 2009.

26

Au sein du S&P 500, 26 entreprises ont émis des prévisions négatives contre à peine 13 dont les perspectives ont agréablement surpris. Le consensus pour le second trimestre a ainsi continué de se tasser à -3,6% en termes de bénéfices. La prévision moyenne est également désormais négative pour le 3e trimestre (-0,1%) selon le consensus Factset.

-65,2%

Le principal moteur du recul des bénéfices au premier trimestre aux États-Unis est le secteur énergétique dont les profits ont plongé de 65,2% selon le dernier consensus à la suite du plongeon du prix du pétrole l'année dernière. La santé confirme par contre son statut de secteur le plus porteur avec une hausse estimée de 14,8% des bénéfices au premier trimestre, sensiblement mieux que le consensus au 31 mars (+11,5%). Le secteur est notamment porté par les biotechnologiques dont Biogen qui a dévoilé un bénéfice en hausse de 71% grâce à la commercialisation d'un nouveau traitement de la sclérose en plaques.

+2,8%

En Europe, un sixième des entreprises du Stoxx 600 ont dévoilé leurs chiffres trimestriels jusqu'à présent. 61% ont fait comme ou mieux que prévu. Les profits ont progressé de 2,8% selon le consensus Thomson Reuters. Une performance sensiblement meilleure qu'aux États-Unis grâce à la baisse de l'euro et à une moindre dépendance au secteur énergétique.

17

Que cela soit pour le S&P 500 américain ou le Stoxx 600 européen, le rapport cours/bénéfice prévu des 12 prochains mois ressort à 17, ce qui est sensiblement supérieur à la moyenne historique dans les 2 cas. Aux États-Unis, les actions cotaient en moyenne 14 fois les profits ces 10 dernières années contre 12 fois en Europe.