Les commandes de biens d'équipement du secteur privé au Japon, hors énergie et chantiers navals, ont chuté de 16,2% en novembre par rapport à octobre, alors que les économistes ne s'attendaient en moyenne qu'à un recul de 7,5%. La dégringolade de cet indicateur clé de l'investissement des entreprises soulignait la mauvaise passe traversée par la deuxième économie mondiale, frappée comme les autres par les conséquences de la crise financière internationale. La veille, des indicateurs négatifs avaient été publiés aux Etats-Unis, où les ventes de détail ont baissé pour le sixième mois consécutif, ainsi qu'en Europe, où l'agence financière Standard and Poor's a abaissé la note de la Grèce tandis que l'Allemagne confirmait s'être enfoncée dans la récession au quatrième trimestre 2008. Ce cumul de mauvaises nouvelles a démoralisé les investisseurs à la Bourse de Tokyo qui a clôturé en forte baisse de 4,92%. Les valeurs des industries japonaises ont été attaquées à cause de la montée du yen, qui sape la compétitivité de leurs produits à l'exportation. La monnaie japonaise était cotée 88,95 yens pour un dollar et 117,16 yens pour un euro à 07h00 HB. Les autres bourses asiatiques ont chuté dans la foulée. Séoul a fini en retrait de 6,03%, Sydney de 4,27% et Taipei de 4,44%. Peu après 07h00 HB, Hong Kong perdait 5,38%, Singapour 3,4%, Bombay 4,11% et Bangkok 3,26%. Seule Shanghai limitait ses pertes à 0,16%. Mercredi, New York avait perdu 2,94%, Paris, Londres et Francfort entre 4,5 et 5%. Cette rechute des places boursières a effaçé leur léger mieux du tournant de l'année, lorsque les investisseurs avaient retrouvé un peu d'optimisme en prévision du plan de relance concocté par le président élu américain Barack Obama, qui prendra ses fonctions la semaine prochaine. "Tout l'optimisme accompagnant la nouvelle année a disparu cette semaine", a constaté Jeremy Hook, conseiller client à TMS Capital à Sydney, cité par Dow Jones Newswires. Les procédures de saisies immobilières aux Etats-Unis ont encore augmenté de 17% en décembre par rapport au mois précédent. Devant l'ampleur des turbulences, la Banque centrale européenne (BCE) devrait de nouveau baisser ses taux jeudi pour lutter contre la récession qui s'étend rapidement. Le conseil des gouverneurs se réunit à Francfort (ouest de l'Allemagne) et doit annoncer sa décision à 13h45 HB. La majorité des analystes s'attend à une quatrième baisse d'affilée du principal taux directeur, actuellement fixé à 2,50%, vraisemblablement d'un demi-point. Il était encore à 4,25% au début du mois d'octobre. Le marché l'anticipe également, les taux de la BCE restant largement supérieurs à ceux des Etats-Unis et du Japon, où ils ont été abaissés quasiment à zéro. Parmi les dernières mesures étatiques lancées contre la crise, la Chine a adopté un plan de relance pour son secteur automobile, le troisième au monde. Il prévoit une réduction des taxes à l'achat et un soutien à la production de voitures "propres". Les ventes automobiles en Chine ont progressé de seulement 6,7% sur un an en 2008, le chiffre le plus faible en 10 ans.

Les commandes de biens d'équipement du secteur privé au Japon, hors énergie et chantiers navals, ont chuté de 16,2% en novembre par rapport à octobre, alors que les économistes ne s'attendaient en moyenne qu'à un recul de 7,5%. La dégringolade de cet indicateur clé de l'investissement des entreprises soulignait la mauvaise passe traversée par la deuxième économie mondiale, frappée comme les autres par les conséquences de la crise financière internationale. La veille, des indicateurs négatifs avaient été publiés aux Etats-Unis, où les ventes de détail ont baissé pour le sixième mois consécutif, ainsi qu'en Europe, où l'agence financière Standard and Poor's a abaissé la note de la Grèce tandis que l'Allemagne confirmait s'être enfoncée dans la récession au quatrième trimestre 2008. Ce cumul de mauvaises nouvelles a démoralisé les investisseurs à la Bourse de Tokyo qui a clôturé en forte baisse de 4,92%. Les valeurs des industries japonaises ont été attaquées à cause de la montée du yen, qui sape la compétitivité de leurs produits à l'exportation. La monnaie japonaise était cotée 88,95 yens pour un dollar et 117,16 yens pour un euro à 07h00 HB. Les autres bourses asiatiques ont chuté dans la foulée. Séoul a fini en retrait de 6,03%, Sydney de 4,27% et Taipei de 4,44%. Peu après 07h00 HB, Hong Kong perdait 5,38%, Singapour 3,4%, Bombay 4,11% et Bangkok 3,26%. Seule Shanghai limitait ses pertes à 0,16%. Mercredi, New York avait perdu 2,94%, Paris, Londres et Francfort entre 4,5 et 5%. Cette rechute des places boursières a effaçé leur léger mieux du tournant de l'année, lorsque les investisseurs avaient retrouvé un peu d'optimisme en prévision du plan de relance concocté par le président élu américain Barack Obama, qui prendra ses fonctions la semaine prochaine. "Tout l'optimisme accompagnant la nouvelle année a disparu cette semaine", a constaté Jeremy Hook, conseiller client à TMS Capital à Sydney, cité par Dow Jones Newswires. Les procédures de saisies immobilières aux Etats-Unis ont encore augmenté de 17% en décembre par rapport au mois précédent. Devant l'ampleur des turbulences, la Banque centrale européenne (BCE) devrait de nouveau baisser ses taux jeudi pour lutter contre la récession qui s'étend rapidement. Le conseil des gouverneurs se réunit à Francfort (ouest de l'Allemagne) et doit annoncer sa décision à 13h45 HB. La majorité des analystes s'attend à une quatrième baisse d'affilée du principal taux directeur, actuellement fixé à 2,50%, vraisemblablement d'un demi-point. Il était encore à 4,25% au début du mois d'octobre. Le marché l'anticipe également, les taux de la BCE restant largement supérieurs à ceux des Etats-Unis et du Japon, où ils ont été abaissés quasiment à zéro. Parmi les dernières mesures étatiques lancées contre la crise, la Chine a adopté un plan de relance pour son secteur automobile, le troisième au monde. Il prévoit une réduction des taxes à l'achat et un soutien à la production de voitures "propres". Les ventes automobiles en Chine ont progressé de seulement 6,7% sur un an en 2008, le chiffre le plus faible en 10 ans.