Au cours de son enquête auprès de 25 économistes, le Sunday Telegraph a estimé que la "découverte sans doute la plus remarquable était que les économistes qui s'attendent à un éclatement de l'euro de plus ou moins grande amplitude au cours cette législature (cinq ans, ndlr) sont les plus nombreux". "Il y a un an ou même moins, peu de personnes dans la City auraient prédit avec confiance la disparition de la monnaie", a relevé le journal, qui devait publier lundi la totalité des réponses de ces spécialistes à dix questions sur la croissance, le déficit public et l'inflation au Royaume-Uni, et l'euro. Il y a pratiquement "zéro probabilité" que la zone euro survive dans sa composition actuelle, a estimé Andrew Lilico, chef économiste du groupe de réflexion Policy exchange. "Il pourrait même ne pas survivre à la semaine prochaine", a indiqué Doug McWilliams, du Centre de recherches économiques et des affaires (CEBR). Douze économistes penchent pour un éclatement de la zone euro dans les cinq ans, contre huit qui estiment qu'elle parviendra à en réchapper sans amputation. Les cinq derniers sont indécis.