Pour trouver trace d'un tel exploit, il faut remonter à 1998, qui reste le meilleur cru de l'histoire de l'indice bruxellois.
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Pour trouver trace d'un tel exploit, il faut remonter à 1998, qui reste le meilleur cru de l'histoire de l'indice bruxellois. Un souvenir à la fois heureux et douloureux pour les investisseurs. Les marchés connaissaient en effet une période d'insouciance, croyant dur comme fer dans le développement technologique, et les Etats réfléchissaient à la redistribution des fruits de la croissance. Deux ans plus tard, il était toutefois clair que les marchés avaient péché par excès d'optimisme. Bis repetita en 2021? Avant tout, il est important de recontextualiser ces séries. En 1998, le Bel 20 avait aligné 15 semaines de hausse consécutives pour une progression totale de 26%. Cette année, la hausse n'est toujours que de 8% après 11 semaines avec plusieurs progressions hebdomadaires symboliques comme la semaine dernière grâce au bon rapport trimestriel de KBC. Le principal enseignement que l'on peut tirer de cette série est le succès d'un portefeuille diversifié. Après plusieurs périodes de dépendance, l'indice bruxellois est en effet désormais bien plus équilibré d'un point de vue sectoriel. Les huit principales valeurs aux profils très différents (AB InBev, KBC, ArgenX, UCB, Umicore, GBL, Ageas et Solvay) pèsent chacune entre 6% et 12% de l'indice et l'ont soutenu à tour de rôle récemment. L'immobilier est aussi bien représenté. Le bât blesse par contre encore du côté des technologiques - ce qui a été plutôt salutaire ces dernières semaines - mais Melexis a ouvert la voie. Evidemment, la diversification géographique est également importante.