Un cap symbolique, puisqu'il correspond au plus haut atteint le 17 février 2020, avant que le coronavirus ne fasse dévisser les Bourses mondiales. L'indice bruxellois est loin d'être le premier à revenir à son niveau d'avant la pandémie, le S&P 500 ayant déjà atteint ce cap à la mi-août 2020. Mais depuis le mois de novembre, c'est le Bel20 qui mène la danse avec un ...

Un cap symbolique, puisqu'il correspond au plus haut atteint le 17 février 2020, avant que le coronavirus ne fasse dévisser les Bourses mondiales. L'indice bruxellois est loin d'être le premier à revenir à son niveau d'avant la pandémie, le S&P 500 ayant déjà atteint ce cap à la mi-août 2020. Mais depuis le mois de novembre, c'est le Bel20 qui mène la danse avec un gain de 39% contre 29% pour son homologue américain. Une surperformance belge, et européenne en général, dont on peut retracer les origines... aux Etats-Unis. Grâce à une campagne de vaccination efficace, le redémarrage rapide de l'économie américaine a en effet redonné des perspectives de reprise à l'Europe. Ce qui a dopé les valeurs industrielles comme Aperam, Umicore ou Solvay, et permis à AB InBev de rebondir dans l'espoir d'une réouverture de l'horeca. Les plus de 6.000 milliards de dollars de plans d'urgence/relance/investissement annoncés par Joe Biden ont stimulé l'inflation, les perspectives de remontée des taux et les valeurs financières comme KBC ou Ageas. Les valeurs qui n'ont pas pu profiter de ce vent d'optimisme venu des Etats-Unis sont par contre restées à la traîne à l'image de Cofinimmo, Colruyt, Elia, Proximus ou Telenet. Le signe que le plus dur commence sans doute pour le Bel20 dans sa quête de sommets, son record (4 756,82 points) datant de mai 2007, il y a plus de 14 ans! Dans cette ascension, l'indice a plus que jamais besoin de davantage de Sofina, Melexis, Solvay ou WDP. Des sociétés de référence dans des activités en croissance qui ne dépendent pas uniquement de la conjoncture et affichent des gains de 13% à 64% depuis le 17 février 2020.