L'ex-star allemande de la fintech a récemment déposé le bilan à peine deux ans après son intégration dans le prestigieux indice. La Deutsche Börse veut aussi rendre le Dax plus responsable en excluant toutes les entreprises réalisant plus de 10% de leurs revenus dans l'armement. La réforme la plus visible es...

L'ex-star allemande de la fintech a récemment déposé le bilan à peine deux ans après son intégration dans le prestigieux indice. La Deutsche Börse veut aussi rendre le Dax plus responsable en excluant toutes les entreprises réalisant plus de 10% de leurs revenus dans l'armement. La réforme la plus visible est toutefois la modification du nombre d'actions. Lancé en 1988 avec 30 valeurs, le Dax passerait à 40, une réforme publiquement soutenue par Theodor Weimer, CEO de Deutsche Börse. Un Dax 40 serait plus diversifié et moins dépendant d'une seule valeur. Des qualités qui n'étaient pas prépondérantes quand le rôle de l'indice était de servir de baromètre de la Bourse de Francfort mais qui sont devenues cruciales à l'heure des fonds indiciels. Avec quelques années de retard sur les Etats-Unis, les ETF prennent en effet enfin leur envol sur les marchés européens et devraient atteindre le cap des 1.000 milliards d'euros cette année, selon Morningstar. Au niveau mondial, Bank of America estime que le marché des ETF va décupler pour atteindre 50.000 milliards de dollars d'ici 2030. Pour la Deutsche Börse, il est indispensable de disposer d'un indice fiable à proposer aux gérants d'ETF afin d'éviter que le Dax soit dépassé par la concurrence comme le MSCI Germany. L'enjeu est d'autant plus important pour le groupe allemand qui gère aussi la famille d'indices "Stoxx", la référence au niveau paneuropéen.