Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en octobre a terminé à 72,49 dollars, en hausse de 1,06 dollar par rapport à son cours de clôture de mercredi.

En baisse une grande partie de la journée, les cours "sont revenus de manière très ferme", a observé Phil Flynn, de PFG Best Research. "Cela s'explique en partie par l'évolution de la Bourse, en partie par celle du dollar", a-t-il expliqué.

Wall Street a aussi inversé la vapeur, ce qui a rendu les opérateurs du marché pétrolier plus optimistes quant aux perspectives économiques. Ce mouvement s'est effectué parallèlement à un brusque décrochage de la monnaie américaine, ce qui a rendu l'or noir plus attractif pour les acheteurs munis d'autres devises.

Les cours des matières premières se montrent très sensibles ces dernières semaines à l'évolution du billet vert.

"Le facteur le plus important, de loin, a été la chute du dollar", a
approuvé le courtier indépendant Ellis Eckland, pour qui les cours ont aussi trouvé un soutien technique avec une brève incursion sous le seuil psychologique des 70 dollars.

De la même manière, mardi, le prix du baril avait atteint 75 dollars à New York pour la première fois depuis dix mois, avant de brusquement repartir à la baisse, un repli qui s'était prolongé mercredi et jeudi matin.