Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en juillet a terminé à 66,93 dollars, en baisse de 2,62 dollars par rapport à son cours de clôture de vendredi, pour son dernier jour de cotation.

Le contrat pour livraison en août, qui prendra le relais mardi, a
clôturé à 67,50 dollars.

Le marché se concentrait sur les nouvelles prévisions de la Banque mondiale, a rapporté Andy Lipow, de Lipow Oil Associates, craignant que la hausse récente des prix de l'or noir ne soit exagérée par rapport aux espoirs de reprise.

"La Banque mondiale prédit une récession un peu plus sévère que lors de ses précédentes prévisions, avec une contraction de 2,9% de l'économie mondiale", a souligné l'analyste.

L'institution a indiqué par ailleurs qu'elle prévoyait une croissance
de 1,2% dans les pays en développement cette année, et, en excluant la Chine et l'Inde, un produit intérieur brut en recul de 1,6%.

Aux Etats-Unis, l'expiration du contrat pour livraison en juillet a
ajouté un élément de faiblesse sur le marché. Autre élément du marché américain, les investisseurs surveillaient de près les réserves d'essence, qui se remplissent à un moment où elles devraient reculer avec les grands départs en vacances.

"A l'approche de la saison des grands départs, le marché avait intégré dans les prix des réserves d'essence restreintes, mais à l'évidence cela n'est pas le cas", a estimé Mike Fitzpatrick, de MF Global.

De plus, la monnaie américaine était en hausse, ce qui érodait le
pouvoir d'achat des investisseurs munis d'autres devises.

Ces inquiétudes ont éclipsé les tensions géopolitiques au sein de deux fournisseurs importants d'or noir: le Nigeria et l'Iran.