Vers 13H10 GMT, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en juillet s'échangeait à 70,98 dollars, en hausse de 97 cents par rapport à son cours de clôture de mardi. La veille, le baril avait clôturé au-dessus des 70 dollars pour la première fois depuis novembre. La hausse était nourrie par les chiffres de l'Association de l'industrie pétrolière américaine (API), qui publie, un jour avant le département à l'Energie (DoE), son estimation hebdomadaire de l'état des stocks aux Etats-Unis. Son rapport de mardi fait état d'une chute de 6 millions de barils des réserves de brut aux Etats-Unis.

"Le rapport de l'API a montré un recul des stocks bien plus important que prévu. En plus, BP a publié son rapport annuel sur l'énergie qui a mis en évidence une baisse des réserves mondiales prouvées pour la première fois depuis 1998", a indiqué Phil Flynn, d'Alaron Trading. Selon l'étude du groupe pétrolier britannique, les réserves ont diminué de 3 milliards de barils à 1.258 milliards de barils, hors sables bitumineux canadiens. Des baisses en Russie, Norvège, Chine notamment n'ont pas été entièrement compensées par des hausses au Vietnam, en Inde et en Egypte. Le rapport du DoE doit être publié à 14H30 GMT.

Les analystes interrogés par Dow Jones Newswires s'attendent à ce que le DoE annonce une petite baisse des stocks de brut, de 700.000 barils, et une progression des stocks de produits pétroliers (+800.000 barils pour l'essence, 1,5 million de barils pour les distillats). Les raffineries auraient, selon leurs pronostics, porté à 86,8% leur taux d'utilisation. L'affaiblissement du dollar, qui a largement contribué au rebond du marché du pétrole des derniers jours, s'estompait un peu au moment de l'ouverture à New York.