Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en septembre a terminé à 68,38 dollars, progressant de 33 cents par rapport à son cours de clôture de vendredi.

"Depuis une ou deux semaines, le marché du pétrole a progressé de concert avec les places boursières dans le monde, reflétant quelques bons résultats" de sociétés américaines, a indiqué Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Lundi, Wall Street faisait preuve d'une petite faiblesse, mais les
statistiques publiées étaient encourageantes: les ventes de logements neufs ont en effet bondi de 11% en juin aux Etats-Unis par rapport au mois précédent, et le chiffre de mai a été revu à la hausse.

"On voit encore des investisseurs et des fonds d'investissement
revenir sur les marchés de matières premières, certains prenant
l'affaiblissement du dollar comme raison d'acheter du pétrole", a précisé M. Lipow, alors que la monnaie américaine s'affichait, par exemple, au plus bas depuis près de deux mois face à l'euro.

Lundi, le baril de brut a pu également profiter d'attentes positives
sur les stocks hebdomadaires de pétrole aux Etats-Unis, qui seront publiés mercredi.

"Les contrats à court terme sont en hausse, mais ceux à plus long terme reculent. Cela pourrait signifier que les gens estiment que les réserves vont diminuer cette semaine", a noté Ellis Eckland, courtier indépendant.

Les cours du brut à New York, qui avaient déjà pris 5% la semaine passée, ont touché un plus haut depuis le 1er juillet lundi, à 68,99 dollars. A Londres, le cours du Brent a atteint 71,28 dollars, également un sommet depuis la même date.