"Le marché a du mal à maintenir des prix plus élevés", a constaté Phil Flynn, de PFG Best Research. Vendredi, le baril était monté jusqu'à 72,84 dollars, non loin de son plus haut de l'année en séance (73,23 dollars le 11 juin), avant de se rétracter après la parution des chiffres mensuels du chômage américains, moins mauvais qu'attendu, et le renforcement du dollar qui avait suivi. "C'est intéressant de voir qu'il y a quelques semaines, les bonnes nouvelles économiques poussaient les prix du pétrole à la hausse, alors que malgré celles de vendredi les prix se sont repliés", a noté Phil Flynn. Pour l'analyste, les réserves sont trop élevées pour justifier des prix plus élevés.

Le rapport hebdomadaire sur les stocks du département américain à l'énergie, qui avait révélé la semaine dernière une hausse des réserves de brut pour la deuxième semaine consécutive, sera publié mercredi. Le même jour marquera la fin de la réunion du comité de politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed), ce qui pourrait maintenir le marché en attente jusqu'au communiqué de l'institution. "Le marché s'inquiète de ce que la Fed pourrait annoncer sa stratégie de sortie (de sa politique monétaire assouplie pour faire face à la crise) après des indicateurs meilleurs que prévu", a souligné Phil Flynn. La politique de la Fed d'assouplissement quantitatif et d'injections de liquidités dans l'économie avait profité au marché de l'énergie, les investisseurs achetant du pétrole pour se protéger contre les risques d'inflation.