Vers 13H10 GMT, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en juillet s'échangeait à 67,62 dollars, en baisse de 82 cents par rapport à son cours de clôture de vendredi.

"Les prix du pétrole ont reculé dans les échanges électroniques alors que le raffermissement du dollar limitait l'intérêt des matières premières en tant que protection contre l'inflation", a indiqué Jason Kunkel, du site d'analyse financière Economy.com.

Le dollar, qui avait touché la semaine dernière son niveau le plus
faible de l'année, à 1,4338 dollar pour un euro, continuait à rebondir fortement, remontant jusqu'à 1,38 dollar pour un euro.

Ce rebond de la monnaie américaine était lié aux chiffres de l'emploi publiés vendredi, pas aussi mauvais qu'attendu et qui ont fait naître des spéculations sur une hausse à moyen terme des taux d'intérêt de la part de la Réserve fédérale, a expliqué Phil Flynn d'Alaron Trading. "Avec la possibilité que les taux remontent d'ici la fin de l'année, peut-être que le marché du pétrole est allé trop vite. Les cours du pétrole étaient influencés par de faibles taux d'intérêt et la politique d'assouplissement monétaire", a rappelé M. Flynn, en estimant que les investisseurs devaient désormais se montrer prudents.

Le baril s'était envolé à plus de 70 dollars vendredi, au plus haut
depuis sept mois, mais avait entamé sa décrue peu après.