Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en octobre a terminé à 68,86 dollars, en recul de 43 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Fait rare, ce mouvement s'est effectué sur fond de hausse de Wall Street en fin de séance et de recul de la monnaie américaine, ce qui rend le brut en principe plus attractif.

La saison des déplacements estivaux en voiture est terminée aux
Etats-Unis, d'où un recul saisonnier de la consommation de carburants. Et l'hiver, marqué par une forte demande en fioul de chauffage, est encore loin.

Les Etats-Unis abordent cette période de faible demande avec des réserves pétrolières très abondantes.

"L'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) estime que les réserves dans les pays de l'OCDE (pays industrialisés) sont à un niveau historique. Aux Etats-Unis, elles sont bien au-dessus de leur moyenne sur les cinq dernières années", a souligné Phil Flynn, de PFG Best Research. "Il est difficile d'être haussier sur le pétrole avec des stocks aussi hauts."

Autre facteur baissier, le propriétaire du Nymex, le groupe CME, a
prévenu ses clients qu'ils s'exposaient à des amendes s'ils dépassaient les limites de positions imposées, "cela a pu pousser certaines personnes à vendre" pour revenir dans le cadre réglementaire, a jugé l'analyste.

Cette annonce intervient au moment où le gendarme américain des marchés de matières premières planche sur l'élaboration de nouvelles règles pour le marché pétrolier, visant à mieux contrôler la spéculation.